
Ce vendredi 2 janvier, le député de La France Insoumise (LFI), Carlos Martens Bilongo, a fermement réfuté des déclarations attribuées à ses propos tenus dans l’émission La Librairie africaine. Dans un entretien accordé à Libération, il a dénoncé ce qu’il qualifie de montages d’une vidéo, soulignant que celle-ci avait été découpée pour tronquer ses paroles. Le député a également exprimé son intention de poursuivre en justice le compte X à l’origine de cette diffusion, en l’occurrence, un compte se nommant French Carcan.
EN BREF
- Carlos Martens Bilongo dément avoir tenu des propos jugés offensants.
- Des élus du Nord dénoncent son mépris envers leur région.
- Il exprime des regrets pour des commentaires jugés misogynes.
Cette controverse a pris forme ce mercredi 31 décembre, lorsque Xavier Bertrand, président (Les Républicains) des Hauts-de-France, ainsi que Sébastien Chenu, député du Rassemblement National (RN), ont dénoncé le mépris que, selon eux, Carlos Martens Bilongo portait envers les habitants du Nord. L’élu a été critiqué pour ses propos tenus durant l’émission diffusée sur YouTube le 23 décembre dernier, où il discutait de l’importance des tirailleurs sénégalais et des soldats africains dans la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale.
Sans avoir accès à l’intégralité de l’émission, il a été rapporté que Carlos Martens Bilongo a déclaré :
« Mon propos par rapport au grand remplacement, c’est que ça ne gênait pas quand en première ligne il y avait des tirailleurs ».
Il a ensuite évoqué la collaboration de la France de Vichy, soulevant des réactions variées face à ses commentaires sur le racisme et la pauvreté intellectuelle dans certaines régions de France, notamment dans le Nord.
Réactions des élus du Nord
Xavier Bertrand a pris position sur les réseaux sociaux, déclarant :
« Après Jean-Luc Mélenchon, c’est maintenant l’un de ses députés qui s’attaque aux gens du Nord. Nous n’avons aucune leçon à recevoir d’eux : les insultes de Carlos Martens Bilongo ne méritent que du mépris de la part des habitants des Hauts-de-France ».
Bertrand a qualifié cela de stratégie de division, assimilant de telles déclarations à celles de tous les extrêmes.
De façon similaire, Sébastien Chenu a exprimé son indignation, insistant sur le fait que le Nord produit chaque année des talents tels que des soignants, des avocats et des entrepreneurs. Il a publié sur X :
« Le Nord n’a rien à envier au 93 », en référence à la Seine-Saint-Denis, affirmant que ce territoire a prouvé sa valeur lors des dernières élections.
Une autre controverse surgit
Au-delà des critiques émises pour ses propos jugés racistes, Carlos Martens Bilongo a également créé la controverse par des commentaires à l’égard de Rachida Dati. Dans le même programme, il avait insinué qu’elle occupait ses postes politiques grâce à des favoritismes douteux.
« Rachida, elle survit grâce à autre chose. Chacun ses moyens », a-t-il dit en provoquant des rires sur le plateau.
Faisant face à cette vague de critiques, Carlos Martens Bilongo a tenu à revenir sur ses propos mis en cause. Il a déclaré :
« Je regrette les propos sexistes que j’ai employés, qui ne reflètent absolument pas les principes qui doivent être les nôtres ».
Il a reconnu que, en tant qu’homme, il devait prendre conscience de l’impact de ses paroles.
Quant à la polémique qui touche les habitants du Nord, il avait encore gardé le silence, même après plusieurs jours, ce qui souligne la tension palpable autour de cette affaire.
Au-delà des polémiques, cette situation met en lumière la complexité des enjeux identitaires et sociaux au sein de la France contemporaine. Entre débats historiques et tensions politiques, la voix des élus continue d’influer sur l’opinion publique, révélant ainsi la diversité des perceptions et des sentiments vécus au quotidien par les citoyens.

