Municipales 2026 à Strasbourg : Virginie Joron du RN attaque pour fausse information

  • janvier 12, 2026
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Le Rassemblement national (RN) met un accent particulier sur Strasbourg (Bas-Rhin) dans le cadre de sa campagne pour les municipales de 2026. Pour ce faire, le parti a décidé d’investir la députée européenne Virginie Joron, qui a récemment exprimé son mécontentement quant à la couverture médiatique la concernant. Ce mercredi, par l’intermédiaire d’un communiqué, elle a dénoncé les affirmations des médias locaux et a même envisagé des actions judiciaires.

EN BREF

  • Virginie Joron conteste des allégations de “liste noire” au Parlement européen.
  • Elle se positionne contre ce qu’elle appelle de la désinformation à l’approche des municipales.
  • Joron critique la gestion actuelle de Strasbourg par les élus écologistes.

Dans son communiqué, Joron déclare :

“Depuis le début de ma campagne municipale, plusieurs médias ont sciemment diffusé une information fausse et diffamatoire, affirmant que j’aurais été placée sur une prétendue liste noire du Parlement européen. Cette affirmation est totalement mensongère.”

Depuis 2021, des articles ont fait état d’une telle liste noire, à la suite de sanctions imposées à huit députés européens, en raison de leurs déplacements controversés en Crimée, occupée par la Russie. Parmi ces sanctionnés, cinq étaient français et membres du Rassemblement national, groupe d’extrême droite au sein du Parlement européen.

Virginie Joron défend son intégrité

Virginie Joron a toujours fermement démenti ces accusations.

“Je n’ai rien à me reprocher, j’ai rempli ma mission de parlementaire qui est de vérifier que la démocratie est respectée. Tout a été déclaré auprès du Parlement européen, nous n’avons rien fait de répréhensible. Et mettre un pied en Crimée n’est pas un crime contre l’humanité.”

Elle ajoute :

“La Présidente du Parlement européen a confirmé par écrit qu’aucune liste noire n’existe, que je n’y ai jamais figuré et que je ne fais l’objet d’aucune interdiction. Ces médias ont publié ces accusations sans la moindre vérification.”

Joron souligne que ces accusations, diffusées au moment de son entrée en campagne, visent clairement à la discréditer politiquement, tentant ainsi de fausser le débat démocratique. Elle affirme également défendre la liberté d’expression ainsi que celle de la presse, tout en mettant en garde contre leur utilisation pour la désinformation.

Mise en cause de la gestion municipale

Virginie Joron, qui a lancé sa campagne en octobre dernier, est en totale opposition avec les décisions prises par les élus écologistes à Strasbourg. À ses yeux, ces derniers ont ridiculisé la ville historique en s’éloignant des préoccupations quotidiennes des habitants.

“Je veux une mairie qui écoute, qui protège et qui agit pour tous,”

a-t-elle déclaré. Cette position trouve écho chez de nombreux Strasbourgeois qui partagent son désir de voir une administration plus à l’écoute des réalités locales.

Parallèlement, la popularité de Virginie Joron se manifeste sur les réseaux sociaux, où elle compte plus de 136 000 abonnés sur X, plateforme où elle partage souvent ses opinions, notamment sur la crise sanitaire liée au Covid-19. Cet engagement, largement perçu comme antivax, contribue à polariser son image publique.

Elle a également critiqué le retour de l’ancienne maire Catherine Trautmann dans la compétition, la qualifiant de “fausse opposition” dans un climat politique déjà chargé. Sur un sondage récent, elle figure seulement à la cinquième position, un signal qui indique qu’elle doit redoubler d’efforts pour mobiliser son électorat.

Alors que la campagne pour les municipales s’intensifie, les accusations et les réclamations de transparence dans le traitement médiatique deviennent des éléments clés de la stratégie politique de Virginie Joron et du Rassemblement national à Strasbourg. Ce contexte unique souligne les tensions qui entourent le débat démocratique, tout en questionnant le rôle des médias dans la diffusion d’informations crédibles.