Municipales 2026 à Bordeaux : Pierre Hurmic, maire écologiste, annonce sa candidature

  • janvier 12, 2026
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Moins de suspens, mais un événement qui marque la scène politique locale à Bordeaux. Pierre Hurmic, le maire écologiste de la ville, a officiellement annoncé, ce vendredi, son intention de briguer un nouveau mandat. Élu en 2020 après 73 ans de domination de la droite alliée au centre, sa candidature n’est pas une surprise, mais elle souligne l’importance des enjeux qui se jouent dans la capitale de la Gironde.

EN BREF

  • Pierre Hurmic, maire écologiste de Bordeaux, se présente pour un nouveau mandat.
  • Il fait face à une opposition unie autour de Thomas Cazenave, député Renaissance.
  • Le scrutin municipal se déroulera le 15 mars prochain avec plusieurs candidats en lice.

«Cela fait des mois qu’on m’interroge, je vous réponds aujourd’hui et vous annonce ma candidature pour la mairie de Bordeaux», a déclaré Pierre Hurmic. Âgé de 70 ans, cet avocat de profession s’est toujours engagé pour les intérêts généraux de la ville et a été élu municipal depuis 1995. Il avait remporté en 2020 un second tour serré face à Nicolas Florian (Les Républicains), dont le mandat avait été marqué par des divisions au sein de la droite et du centre au premier tour.

Lors de son annonce, Hurmic a tenu à mettre en avant les réalisations de son mandat, notamment :

  • La lutte contre le changement climatique : «Nous avons fait de Bordeaux l’une des villes européennes les plus préparées», a-t-il affirmé.
  • Un engagement pour l’intérêt général : «Notre seule boussole a été l’intérêt général», a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’une gouvernance responsable.
  • Face à la crise démocratique : Le maire a également évoqué son désir de «combattre la morosité ambiante» et de répondre aux besoins de la République, affirmant que «les maires sont devenus les urgentistes de la République».

Une opposition rassemblée

Depuis le décès de Nicolas Florian en janvier dernier, la droite et le centre ont mis de côté leurs dissensions pour s’unir. Ils soutiennent désormais Thomas Cazenave, député Renaissance. La présidente du Parti radical, Nathalie Delattre, qui a occupé un poste de ministre sous l’ère Macron, a choisi de se retirer en sa faveur.

Du côté des candidats du centre-droit, l’économiste Philippe Dessertine reste en course, souhaitant apporter une vision différente. À l’extrême droite, deux femmes, Julie Rechagneux du Rassemblement national et Virginie Bonthoux Tournay du parti Reconquête ! d’Éric Zemmour, représentent des alternatives supplémentaires à Hurmic.

Les candidats de la gauche, notamment ceux de La France insoumise, ne sont pas en reste. Nordine Raymond conduira cette liste, tandis que Philippe Poutou, également conseiller municipal sortant, pourrait se représenter avec le Nouveau Parti anticapitaliste. Le climat politique s’annonce donc particulièrement animé alors que la date du scrutin municipal, qui aura lieu le 15 mars, se rapproche.

La dynamique électorale de Bordeaux promet d’être essentielle, avec des enjeux cruciaux non seulement pour la gestion de la ville, mais aussi pour le paysage politique au niveau national. Avec une telle diversité de candidatures, les Bordelais auront un large éventail de choix pour l’élection à venir. Alors que les campagnes se mettent en place, un questionnement se pose : quel avenir pour Bordeaux ?