Municipales 2026 à Toulon : la députée RN Laure Lavalette annonce sa candidature

  • janvier 12, 2026
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Dans un contexte politique en mutation, la député du Rassemblement national, Laure Lavalette, se positionne comme une candidate sérieuse à la mairie de Toulon. Véritable ville symbole de la droite française, Toulon pourrait bien devenir un enjeu,
alors que la succession d’Hubert Falco, maire de droite pendant 22 ans démis de ses fonctions, ouvre une perspective favorable pour l’extrême droite, qui a connu des résultats impressionnants dans le Var.

EN BREF

  • Laure Lavalette, députée du RN, se présente pour la mairie de Toulon.
  • Le Var, déjà bastion du RN, pourrait voir un renforcement de cette influence.
  • La candidate compte aborder des enjeux de rénovation et de sécurité dans la ville.

Lors d’une lettre aux Toulonnais envoyée le 6 janvier et relayée par l’AFP, elle déclare :

« Je m’appelle Laure, mère de famille de 49 ans et je me présente pour vous servir comme prochain maire de Toulon. »

Sous un slogan évocateur, « Un avenir pour Toulon », elle choisit de se présenter en veste blanche, sans aucune allusion à son parti sur les supports, faisant preuve d’une volonté de dissocier son image de celle du Rassemblement national.

Cette stratégie, selon son entourage, est calculée : sur 59 colistiers, 30 d’entre eux ne sont pas encartés au RN. De quoi renforcer l’idée d’une candidature locale et désireuse de rassembler. En effet, dans le contexte actuel, il s’agit de capitaliser sur une dynamique qui pourrait jouer en faveur du parti aux prochaines élections municipales de mars.

Une ambition affirmée

Avec l’implication d’une mairie qui a longtemps appartenu à la droite traditionnelle, Laure Lavalette se sent optimiste. En effet, après avoir conquis des villes comme Perpignan et Fréjus, la barre est haute, mais le potentiel existe. Suite à la démission de Falco en raison d’une affaire judiciaire, la porte est ouverte.

Dans un entretien cordé avec l’AFP, elle a déclaré :

« On a des grandes chances de victoire. Le Var est patriote. »

Cette large offensive s’accompagne d’un analyse précise : lors des dernières législatives, le Rassemblement national a remporté sept des huit circonscriptions du département, une démonstration de force qui ne passe pas inaperçue.

Par ailleurs, Laure Lavalette n’hésite pas à reconnaître les efforts de son prédécesseur : « Hubert Falco a fait de bonnes choses, surtout en matière de rénovation. » Toutefois, elle pointe également du doigt des défaillances : « Le centre-ville a été surgâté au détriment d’autres quartiers, comme le Pont du Las, complètement abandonné. » Pour étayer ses dires, elle évoque la situation de certains commerces : « J’ai retrouvé 23 kebabs et barbiers à moitié vides. »

Des propositions concrètes

Dans ses projets, Laure Lavalette souhaite adopter une approche fondée sur l’équité : « Chaque quartier doit être considéré avec le même intérêt et les mêmes moyens. » Elle prévoit notamment de rétablir la sécurité dans cette ville de 180 000 habitants, à travers une vraie police de proximité, tout en lançant un plan de réfection pour les trottoirs et en créant des zones vertes.

Toulon, ville hautement symbolique pour le Rassemblement national, a déjà eu un maire issu de ses rangs : Jean-Marie Le Chevallier, qui en 1995, a connu une gestion controversée. Une gestion que Laure Lavalette promet de ne pas reproduire, jurant de maintenir la bonne tenue des finances locales.

Incident survenu avec ces résultats passés, elle se bat pour se faire une place dans un contexte où elle doit également affronter d’autres candidats solides, comme le sénateur Les Républicains Michel Bonnus, encore influent malgré les affaires judiciaires entourant Hubert Falco, ainsi qu’une liste de gauche portée par l’universitaire Magali Brunel sous le slogan « Toulon en commun ». Ce classique affrontement de la gauche et de la droite devrait donc se poursuivre avec une intensification des débats et des propositions à venir.

Cette candidature marque un tournant significatif pour la ville et pour le Rassemblement national, qui espère capitaliser sur cette fenêtre d’opportunité pour s’implanter durablement dans le paysage politique de Toulon.