Municipales 2026 : après 49 ans de mandat, il abandonne sa candidature à la mairie de son village

  • janvier 12, 2026
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Le 12 septembre 2023, le maire de Saint-Jean-du-Cardonnay, Jacques Niel, a annoncé qu’il ne se représenterait pas aux élections municipales de 2026. Après plusieurs décennies à diriger cette commune normande de près de 1 350 habitants, cette décision marque la fin d’une ère pour le village, où il a été élu pour la première fois en 1977. Ce moment symbolique soulève des questions sur l’avenir politique de la commune et des choix qui s’offrent aux électeurs.

EN BREF

  • Jacques Niel, maire de Saint-Jean-du-Cardonnay, ne se représentera pas en 2026.
  • Il a exercé un mandat de 49 ans, marqué par de nombreux accomplissements.
  • D’autres maires prennent également leur retraite, tandis que certains souhaitent continuer leur mandat.

Un parcours riche en réalisations

Jacques Niel se dit fier de son parcours au service de la commune. En presque 50 ans de mandature, il a accompagné le développement de plusieurs infrastructures essentielles. Parmi les projets qu’il a supervisés figurent :

  • La construction d’une salle de sport et d’un city stade;
  • L’agrandissement et la rénovation de la mairie;
  • Les travaux d’entretien et de rénovation de l’église;
  • La mise à disposition de cars de ramassage scolaire, également accessibles aux seniors et aux associations locales;
  • L’enfouissement des réseaux électriques pour un cadre de vie amélioré.

Ces réalisations témoignent d’un engagement fort envers ses administrés et un souci constant d’amélioration du cadre de vie dans la commune. Dans un entretien avec le journal local Paris-Normandie, Niel a souligné que « chaque mandat, chaque élection a été une opportunité de servir et d’agir, non seulement pour une génération, mais pour l’ensemble de la communauté ». Son dévouement a sans aucun doute eu un impact significatif sur Saint-Jean-du-Cardonnay.

Un tournant pour plusieurs élus

La décision de Jacques Niel n’est pas isolée. D’autres maires ont également annoncé leur intention de mettre un terme à leurs fonctions. À Entre-deux-Monts dans le Jura, par exemple, Michel Bourgeois a décidé de se retirer après près de 40 ans à la tête de la mairie. De même, Jean-Pierre Toucas, à Rouffach (Haut-Rhin), a prévu de ne pas briguer un septième mandat, exprimant ainsi sa volonté de « passer le flambeau ». Ces changements au sein des instances locales marquent la fin d’une génération d’élus, souvent très impliqués dans la vie quotidienne de leur commune.

A l’opposé, certains maires annoncent leur désir de rester. Guy Delattre, le maire de Gorges (Somme), petit village composé de 41 habitants, a exprimé son souhait de se représenter pour un dixième mandat. À 100 ans, il pourrait ainsi continuer à diriger la commune, un choix qui soulève des interrogations sur le renouvellement générationnel en politique locale.

Les élections municipales de 2026, programmées du 15 au 22 mars, s’annoncent donc comme un véritable tournant pour plusieurs communes et un défi majeur pour les candidats. En effet, avec l’absence de figures bien établies, les électeurs auront l’occasion de réinventer leur paysage politique local.

Dans ce contexte, la prise de décision de Jacques Niel fait réfléchir sur l’avenir des collectivités. Les nouveaux élus devront s’attaquer aux défis contemporains tels que la transition écologique, la gestion des services publics et le maintien du lien social dans des communes parfois peuplées de moins de 100 habitants. La campagne qui débute désormais est l’occasion pour les citoyens de redéfinir leurs attentes et leurs besoins face à un monde en constante évolution.