Paris : lavocat Aurane Reihanian, ancien président des Jeunes Républicains, ciblé par des inscriptions antisémites

  • janvier 12, 2026
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« Dire que mon père a quitté l’Iran en 1979 pour fuir la révolution islamiste… Plus de 45 ans plus tard, c’est à Paris qu’une insulte antisémite est inscrite sur sa porte. » C’est avec une profonde émotion qu’Aurane Reihanian, avocat et ancien président des Jeunes Républicains, a dénoncé cet acte inacceptable. Dans la nuit de lundi à mardi, il a déposé plainte au commissariat du XIIIe arrondissement de Paris suite à la découverte d’une inscription haineuse sur la porte de l’appartement familial.

EN BREF

  • Aurane Reihanian a découvert une inscription antisémite sur la porte de son appartement parisien.
  • Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris.
  • La présence d’une Mezouzah pourrait avoir motivé cet acte odieux.

Ce lundi matin, vers 1h30, en rentrant chez lui, Aurane Reihanian a été confronté à une scène troublante. L’inscription Nique Roboam s’étend sur cinq centimètres de long et un centimètre de large, accompagnée de traces d’excréments. À première vue, cet acte semble témoigner d’une connaissance superficielle mais perturbante des symboles religieux, Roboam étant un roi juif, fils de Salomon.

Une Mezouzah sur la porte

Les intentions derrière cet acte demeurent floues. Aurane Reihanian s’interroge sur le fait d’être personnellement visé. « Professionnellement, je ne travaille pas sur un dossier qui pourrait expliquer cette inscription antisémite », confie-t-il, perplexe. L’hypothèse la plus probable serait que cette agression soit liée à la présence d’une Mezouzah fixée à la porte de l’appartement. Cet objet, traditionnellement installé par les familles juives, symbolise leur identité et leur foi.

Cette inscription ne cesse d’étonner Aurane Reihanian, qui ne comprend pas la résonance de cet acte dans un quartier où il réside depuis 25 ans. « Nous n’avons jamais eu un seul problème avec le voisinage », explique-t-il, visiblement troublé. La découverte de ce message insidieux a provoqué une onde de choc non seulement chez lui, mais également au sein de la communauté locale.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête visant à identifier les responsables de cet acte déplorable. Une telle inscription à caractère antisémite est condamnée par la loi et soulève des inquiétudes quant à la montée de l’intolérance dans la société contemporaine. Les semaines passées, les signes d’antisémisme en Europe, et notamment en France, ne cessent d’augmenter. Des actes similaires, bien que différents dans leur nature et leur contexte, témoignent d’une réalité préoccupante.

Les autorités locales, de leur côté, doivent agir rapidement et fermement pour garantir la sécurité des citoyens, peu importe leur origine ou leur croyance. La communauté juive, comme toutes les autres, mérite un respect inconditionnel. Pour Aurane Reihanian, cet épisode est plus que jamais un appel à la vigilance et à la solidarité face aux idéologies de haine qui cherchent à s’installer dans le discours public.

Cet incident, bien que personnel, résonne comme un cri d’alarme pour l’ensemble de la société. Chacun, à son niveau, peut et doit contribuer à lutter contre l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination. La lutte contre la haine nécessite un engagement collectif pour construire un avenir plus tolérant et respectueux des différences.