Le mardi 4 février 2026, un événement tragique a secoué un collège de Sanary-sur-Mer, dans le Var. Un élève de 14 ans a été arrêté après avoir agressé au couteau son enseignante d’arts plastiques, provoquant des blessures graves. Selon le procureur de Toulon, Raphaël Balland, l’adolescent aurait agi par préméditation, nourrissant une « haine » envers sa professeure.
EN BREF
- Un élève de 14 ans a poignardé son enseignante dans un collège à Sanary-sur-Mer.
- Il lui reprochait des remarques sur l’application Pronote.
- La victime, âgée de 60 ans, est dans un état préoccupant.
Les faits se sont déroulés devant une classe de 22 élèves. L’adolescent, qui était en classe de troisième, a expliqué aux enquêteurs qu’il avait pris un couteau dans la cuisine de son domicile avec l’intention de blesser sa professeure. Il a admis avoir planifié son acte, se sentant « obligé » d’agir ainsi à cause de sa « haine » accumulée.
Le procureur a précisé que la victime, âgée de 60 ans, est la seule enseignante d’arts plastiques dans ce collège, où elle travaille depuis près de 28 ans. Son état de santé reste inquiétant après avoir reçu plusieurs coups de couteau.
En outre, l’élève aurait reproché à l’enseignante d’avoir inscrit des incidents le concernant sur l’application Pronote, utilisée pour la communication entre enseignants et parents. Selon les déclarations du jeune homme, il estimait ces remarques injustes et cela l’aurait poussé à commettre l’irréparable.
Ce n’était pas la première fois qu’il envisageait d’agresser sa professeure. Lors d’une audition, il a confessé avoir déjà projeté d’agir la semaine précédente, ayant même apporté un couteau au collège, mais avait renoncé à ses intentions par peur de passer à l’acte.
Les investigations ont révélé que le jeune agresseur possédait plusieurs armes blanches chez lui, qu’il trouvait « stylées ». Toutefois, aucune thèse religieuse ou politique n’a été retenue dans cette affaire. Au contraire, son cadre familial semble complexe, avec des antécédents de signalement pour des violences sur sa sœur, bien que l’enquête n’ait pas abouti.
À la suite de sa première audition, l’adolescent a exprimé des regrets, affirmant ressentir une « grosse haine » envers lui-même, plus qu’envers sa professeure. Il doit maintenant être présenté devant un tribunal qui décidera de son placement en détention provisoire, alors qu’une information judiciaire pour tentative d’assassinat a été demandée.
Cette affaire soulève des questions importantes sur la violence au sein des établissements scolaires et les mécanismes de soutien disponibles pour les élèves en détresse. Les autorités continuent de travailler sur ce dossier délicat, tandis que la communauté éducative et les parents s’inquiètent des répercussions d’un tel acte sur l’environnement scolaire.