Nicolas Sarkozy dénonce sa visite en prison : “Comme un panda à Beauval

  • décembre 16, 2025
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Du 21 octobre au 10 novembre, Nicolas Sarkozy a vécu un épisode inattendu dans sa vie en étant incarcéré pendant 21 jours à la prison de la Santé. Cette incarcération est liée aux investigations sur l’affaire libyenne, qui a secoué le paysage politique français. Récemment, l’ancien président a été libéré sous contrôle judiciaire, mais ses expériences en détention continuent de susciter des réactions.

Le dimanche 14 décembre, il a été l’invité de l’émission de Guillaume Pley, où il a notamment présenté son livre intitulé Journal d’un prisonnier. Lors de cet entretien, Nicolas Sarkozy a partagé des événements marquants de sa détention, parmi lesquels une visite surprise. Des députés de la France insoumise, Danièle Obono et Ugo Bernalicis, sont venus lui rendre visite, attirant son attention sur le protocole en vigueur au sein de l’établissement pénitentiaire.

EN BREF

  • Nicolas Sarkozy a été incarcéré pendant 21 jours à la prison de la Santé.
  • Il a critiqué la visite de députés de la France insoumise, qualifiant leur démarche d’inacceptable.
  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a reçu un accueil positif de sa part pour sa visite.

Critique de la visite des députés

Lors de son entretien, Nicolas Sarkozy n’a pas caché son agacement face à la venue de Danièle Obono et Ugo Bernalicis. Il a exprimé sa préférence pour la visite de Gérald Darmanin, affirmant que “pour vous dire la vérité, j’ai préféré la visite de Gérald Darmanin à celle des deux députés LFI”. Selon l’ancien président, ces députés sont venus avec un photographe du journal Le Monde, ce qui a amplifié son sentiment d’intrusion. “Ils sont restés neuf heures pour me prendre en photo dans ma cellule au quartier d’isolement”, a-t-il déploré.

Sarkozy a qualifié cette visite d’“intrusion inacceptable” dans sa vie privée. Il a déclaré : “Ça, ce sont des gens qui respectent les droits de l’Homme, ça ce sont des gens qui respectent l’intimité de quelqu’un”, poursuivant par une ironie mordante sur le manque d’empathie des députés, comparant leur visite à celle d’un “zoo”.

Appréciation de la visite de Gérald Darmanin

En revanche, Nicolas Sarkozy a exprimé sa gratitude envers la visite de Gérald Darmanin. Le ministre de la Justice n’a pas uniquement été là par courtoisie, mais pour vérifier les conditions de sécurité en prison. Son geste a été perçu par Sarkozy comme une démonstration réelle de solidarité. Il a réagi en ces termes : “Est-ce que ça m’a fait plaisir ? Oui. Est-ce que c’était courageux ? Oui. Est-ce que d’autres ne l’auraient pas fait ? Certainement.”

Ce rejet d’une partie du personnel politique et cette louange pour un autre illustrent une dynamique intrigante des relations humaines même dans des circonstances aussi difficiles. Pour Sarkozy, cette rencontre avec Darmanin est ancrée dans sa mémoire et son cœur, soulignant l’importance des gestes de compassion même au sein de l’enfermement.

Au bout de ce séjour, c’est donc une image contrastée qui se dégage. D’une part, un ancien président choqué par celle qu’il considère comme une violation de son intimité, et d’autre part, un homme reconnaissant face à un geste qui, selon lui, témoigne d’humanité.