Benoît Payan : le couscous qui lui a coûté cher, “une vraie catastrophe

  • décembre 16, 2025
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Menaces de mort : Benoît Payan au cœur d’une polémique

La violence des discours sur les réseaux sociaux atteint des sommets inquiétants. En septembre dernier, Benoît Payan, le maire de Marseille, a été la cible d’une menace de mort après avoir participé à un festival culinaire dans sa ville. Cet incident, qui s’est matérialisé par un tweet sur X (anciennement Twitter), illustre à quel point la sphère publique peut être périlleuse pour ceux qui s’engagent dans des événements culturels, même les plus innocents.

EN BREF

  • Benoît Payan a reçu une menace de mort sur Twitter après avoir assisté à un festival culinaire.
  • Le maire de Marseille évoque près de 400 menaces de mort en deux mois.
  • Des personnalités politiques, dont Sébastien Delogu, lui apportent leur soutien face à ces attaques.

Dans le tweet en question, les motsîeut sarcastiques et haineux d’un utilisateur anonyme ont suscité une vive indignation. “Pauvre con de Payan !! L’idiot utile des Frères Musulmans !!”, peut-on lire, accompagner d’une image troublante d’un homme ligoté, illustrant ainsi la gravité de la menace. Cette agression verbale semble, hélas, devenue monnaie courante dans un climat politique tendu et polarisé.

Benoît Payan : une réponse déterminée

Face à cette menace, Benoît Payan n’a pas tardé à réagir. Sur le même réseau social, il a affirmé : “Menacé de mort pour avoir mangé un couscous dans le cadre d’un festival marseillais de cuisine, je ne céderai évidemment rien et jamais. Marseille est une ville du vivre-ensemble et nous ferons tout pour que cela continue, malgré les intimidations, extrême droite ou pas.

Cette déclaration témoigne de la résilience de l’élu face aux attaques. Il déclare aussi que la culture et le vivre-ensemble sont des valeurs fondamentales, même lorsqu’elles sont mises à l’épreuve par des idéologies extrémistes.

À ses côtés, des figures politiques comme le député LFI Sébastien Delogu ont également fait connaître leur soutien. Ce dernier a écrit : “Menacé de mort pour un couscous. Benoît Payan, aucun de nos désaccords politiques ne doit surpasser la nécessité de faire bloc face aux attaques des racistes, des pro-génocide et de l’extrême-droite. Tu as mon soutien et celui des insoumis face à ces menaces ignobles.

Un constat alarmant : des menaces en hausse

Dans une interview accordée à France Inter, Benoît Payan a révélé avoir reçu près de 400 menaces de mort en seulement deux mois. Ce climat de peur est aggravé par son engagement dans la lutte contre les narcotrafiquants, qui s’est intensifié ces dernières années. Selon lui, il est difficile de déterminer précisément l’origine de ces menaces, qui ne sont pas toujours explicites. Il indique : “Il n’y a rien de très clair quand on vous dit qu’on va vous coller des balles dans la tête et qu’on ne vous dit pas pourquoi, vous pouvez tout imaginer.”

Cela souligne un phénomène inquiétant : le nombre croissant de menaces proférées contre des personnalités politiques. Benoît Payan a admis qu’il existe un sentiment d’inquiétude croissante au sein des élus, mais il note aussi que “les choses sont en train de rebouger dans le bon sens“. Cette évolution laisse entrevoir l’espoir d’un changement de mentalité face à la violence verbale sur les réseaux.

Ce triste épisode soulève une question cruciale : jusqu’où peut aller la liberté d’expression dans un contexte où des menaces réelles pèsent sur ceux qui osent se prononcer publiquement ? Dans l’attente de réponses, les élus doivent redoubler de vigilance tout en continuant de défendre les valeurs de cette République, fondée sur le respect et le dialogue.