Brigitte Macron clarifie ses propos sur les “sales connes” : fin du débat ?

  • décembre 16, 2025
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Le malaise persiste depuis plusieurs jours après la diffusion d’une vidéo devenue virale, dans laquelle Brigitte Macron a fait l’objet de vives critiques pour des commentaires jugés inappropriés. En effet, elle a qualifié des militantes féministes de “sales connes” lors d’un échange privé avec l’humoriste Ary Abittan, juste avant un spectacle aux Folies Bergère. Ces propos ont provoqué une réaction en chaîne, dépassant le simple cercle médiatique.

Cette séquence, révélée le 7 décembre par le magazine Public, montre la Première Dame tentant de rassurer Ary Abittan, que des militantes féministes avaient désigné comme cible. Ce dernier, malgré un non-lieu dans une affaire de viol en 2021, se retrouvait sous pression. Les mots de Brigitte Macron, prononcés dans un contexte qui lui paraissait privé, ont surtout choqué les acteurs de la lutte féministe. Face à ce tumulte, la Première Dame a décidé de clarifier sa position dans une interview accordée à Brut.

EN BREF

  • Brigitte Macron s’excuse pour des commentaires jugés inappropriés.
  • Des poursuites judiciaires pourraient être engagées suite à ses propos.
  • Un débat s’ouvre sur la frontière entre vie privée et responsabilité publique.

Une réaction empreinte de regrets

Dans cette interview, Brigitte Macron a présenté des excuses, précisant qu’elle était “décidée” à s’excuser si ses propos avaient pu blesser des femmes victimes. Cette déclaration est d’une importance capitale, tant les réactions du milieu féministe, mais également du grand public, ont été immédiates et souvent véhémentes.

Elle a tenu à souligner que ces mots n’étaient pas destinés à être rendus publics. Ils s’adressaient « à quatre personnes » dans un cadre qu’elle qualifie de strictement privé. Néanmoins, elle admet une maladresse indéniable dans le choix de ses mots. Cette situation soulève des interrogations sur l’éthique de ses déclarations face au statut qu’elle occupe.

La recherche d’un équilibre

Brigitte Macron a élaboré sur le contexte émotionnel qui entourait son échange avec l’humoriste. “J’avais besoin de le rassurer”, a-t-elle expliqué, faisant référence à l’état d’anxiété visible d’Abittan après l’incident précédent. Elle reconnaît que ces mots ont été mal choisis, tout en soutenant que leurs circonstances justifiaient un relâchement de sa rigueur habituelle.

Sa déclaration confère à ce moment une profondeur qui dépasse la simple anecdote. Elle a mentionné : “Je l’ai rassuré certainement maladroitement mais je n’avais pas d’autres mots à ce moment-là”, laissant entrevoir qu’étant dans une situation tendue, son discours était moins réfléchi que d’ordinaire.

L’impact de ses propos

La diffusion de la vidéo a engendré des vagues de réactions. L’association Les Tricoteuses hystériques, qui s’est formée suite à des affaires de harcèlement et de violence, a déjà évoqué la possibilité d’actions judiciaires. La présidente de l’association a notamment souligné l’incohérence d’une Première Dame qui, tout en soutenant la cause féministe, se retrouve au centre d’une polémique qui pourrait affaiblir cette lutte. Elle a rappelé que “la justice a reconnu des lésions anales et vaginales chez la victime, ainsi qu’un stress post-traumatique”, une réalité qui souligne les conséquences tragiques de telles violences.

Les propos de Brigitte Macron soulèvent ainsi un débat plus large sur la responsabilité des figures publiques. La frontière entre la vie privée et l’image d’une Première Dame semble alors floue, interrogeant chaque prise de parole en public.