Donald Trump attaque une actrice célèbre : “Une menace pour…

  • décembre 17, 2025
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Le président des États-Unis, Donald Trump, est connu pour son franc-parler et son penchant pour les polémiques. Depuis plusieurs années, il entretient des relations compliquées avec diverses célébrités qu’il n’hésite pas à critiquer publiquement ou à attaquer sur les réseaux sociaux. Parmi ses cibles les plus notables, on retrouve Rosie O’Donnell, l’actrice, animatrice et comédienne, qu’il a qualifiée de “menace pour l’Amérique“. D’autres figures telles que Alec Baldwin, Robert De Niro et Meryl Streep ont également été dans son viseur, souvent à cause de leurs critiques à son égard.

EN BREF

  • Donald Trump menace Rosie O’Donnell de retirer sa nationalité américaine.
  • O’Donnell réplique en soulignant les incohérences de Trump.
  • Des experts juridiques confirment que Trump n’a pas ce pouvoir légal.

Une escalade de tensions : Trump et O’Donnell

La guerre des mots entre Donald Trump et Rosie O’Donnell dure depuis près de vingt ans. Cependant, le samedi 12 juillet, une nouvelle escalade a eu lieu lorsque l’ancien président a menacé de retirer la nationalité américaine de l’actrice. Sur sa plateforme Truth Social, il a écrit : “Puisque Rosie O’Donnell ne représente pas l’intérêt supérieur de notre grand pays, j’envisage sérieusement de lui retirer sa citoyenneté“. Ce dérapage verbal, teinté d’arrogance, souligne l’intensité de leur animosité.

Trump poursuit en annonçant : “Elle représente une menace pour l’humanité et devrait rester dans ce merveilleux pays qu’est l’Irlande, s’ils souhaitent la garder“, en référence à sa récente installation en Irlande. Ce retour en force de Trump sur les réseaux sociaux a montré qu’il n’allait pas laisser ses opinions être ébranlées par les critiques, quel que soit le coût.

La réponse cinglante de Rosie O’Donnell

Face à cette attaque, Rosie O’Donnell n’a pas tardé à réagir. Sur Instagram, elle a partagé une image de Trump aux côtés de Jeffrey Epstein, accompagné d’un commentaire incisif : “Tu me traites de menace pour l’humanité, mais je suis tout ce que tu crains: une femme qui fait du bruit, une femme queer, une mère qui dit la vérité, une Américaine qui a quitté le pays avant que tu ne l’embrases“. Cette réponse est à la fois personnelle et politique, rappelant à Trump la complexité de ses accusations.

Au-delà de l’affront personnel, la menace de Trump soulève des questions sur le plan juridique. D’après le département d’État américain, la citoyenneté ne peut être retirée qu’en cas de renonciation volontaire de l’individu. C’est un concept qui met en lumière les fondements mêmes de la nationalité américaine.

Les implications juridiques de la menace de Trump

Des experts en droit, comme Amanda Frost, professeur à l’Université de Virginie, précisent que le 14e amendement de la Constitution interdit explicitement au gouvernement de retirer la citoyenneté d’un citoyen américain de naissance. Frost déclare : “Le président n’a pas de pouvoir pour retirer la citoyenneté à un citoyen américain de naissance. En résumé, nous sommes une nation fondée sur le principe selon lequel le peuple choisit le gouvernement et que le gouvernement ne peut pas choisir le peuple“.

Ainsi, cette agitation ne fait pas seulement parler, elle pose de réelles questions sur les responsabilités et les limites du pouvoir présidentiel dans un pays en proie à des débats sur la liberté d’expression. La situation actuelle illustre bien la fragilité des institutions démocratiques face à des personnalités politiques au tempérament volcanique.

Les échanges entre Trump et O’Donnell ne sont pas seulement des disputes personnelles, mais aussi le reflet de l’état actuel du climat politique américain. Entre tensions sociales et discours parfois incendiés, la scène médiatique continue de vibrer au rythme des déclarations provocatrices. La suite de cette affaire, tant sur le plan médiatique que légal, n’a pas fini d’interroger les citoyens et d’alimenter les débats.