Emmanuel Grégoire tacle Rachida Dati : des blagues qui ne passent pas inaperçues.

  • décembre 18, 2025
  • 1444 Vues

À quelques mois des élections municipales à Paris, la tension monte déjà entre les principaux prétendants à l’Hôtel de Ville. Emmanuel Grégoire, désigné tête de liste de l’alliance PS-Écologistes pour le scrutin de 2026, intensifie ses attaques à l’encontre de Rachida Dati, ministre de la Culture et candidate déclaré à la mairie. Lors d’une récente interview, l’ancien premier adjoint d’Anne Hidalgo n’a pas caché ses préoccupations quant à l’avenir politique de la capitale.

EN BREF

  • Rivalité croissante entre Emmanuel Grégoire et Rachida Dati à quelques mois des élections municipales.
  • Emmanuel Grégoire met en avant ses intentions de vote favorable par rapport à sa rivale.
  • Les tensions entre les deux camps révèlent des enjeux politique plus larges pour Paris.

Selon Emmanuel Grégoire, la candidature de Rachida Dati représente un risque pour Paris. “Elle nous inquiète pour l’avenir de Paris”, a-t-il déclaré, tout en montrant une certaine confiance quant aux intentions de vote. Se voulant rassurant, il a ajouté : “Elle est cinq points derrière moi donc je plais plus aux Parisiens qu’elle“. Cette affirmation souligne sa conviction qu’il est en phase avec les attentes des électeurs parisiens.

Un combat sur le terrain médiatique

Emmanuel Grégoire concentre une partie de ses critiques sur l’absence supposée de projets concrets de la part de Rachida Dati, accusée de privilégier sa présence dans les médias. “Elle a un effet de mode qui est très médiatique, qui est lié à ses blagues”, a-t-il lancé. En ajoutant, “Je ne suis pas sûr que ce soit la première compétence pour être maire, même si je suis moi-même très drôle“, il cherche à remettre en question la validité des compétences de sa concurrente.

Au-delà de la rivalité personnelle, Grégoire exprime ses craintes face à un basculement politique plus large. Il évoque l’affaiblissement des frontières entre la droite et l’extrême droite, affirmant que “la muraille de Chine” séparant ces deux mouvements s’est effondrée. Pour illustrer son propos, il interroge des rapprochements observés sur le terrain, soulignant que “des adjoints de droite font des photos sur les marchés avec Thierry Mariani“, député européen du Rassemblement national.

Une analyse partagée

Invité à réagir aux propos de David Belliard, figure écologiste parisienne, Emmanuel Grégoire a exprimé son accord avec les critiques formulées par celui-ci à l’égard de Rachida Dati. Cette dernière a été qualifiée de “candidate d’une droite trumpiste, affairiste, anti-pauvres, climatosceptique”. Grégoire a approuvé, expliquant que “la justice doit encore faire son travail” concernant certains dossiers qui touchent son adversaire.

Cette situation illustre l’escalade des tensions entre les deux camps, déjà visibles depuis un certain temps. Début décembre, Emmanuel Grégoire avait dénoncé sur le réseau social X ce qu’il qualifiait de “duplicité” de Rachida Dati, l’accusant d’être intervenue dans l’attribution d’un logement social à sa sœur. Cette accusation a été fermement rejetée par la ministre, révélant ainsi l’ambiance tendue qui entoure cette campagne.