
Ce mardi 30 décembre, la scène politique française a été animée par une taquinerie des plus originales entre deux figures bien connues : Jordan Bardella, le président du Rassemblement National, et Jean-Michel Aphatie, chroniqueur sur TMC. Leur interaction sur les réseaux sociaux a captivé l’attention du public, illustrant une face légère et humoristique de leurs personnalités.
EN BREF
- Jordan Bardella et Jean-Michel Aphatie échangent sur leurs livres respectifs.
- Les moqueries portent sur les ventes de chacun d’eux.
- Bardella a réussi un score de 89 000 ventes pour son deuxième ouvrage.
Dans un premier temps, Jean-Michel Aphatie a pris les devants en partageant sur son compte X (anciennement Twitter) une image sarcastique. Cette photo montrait une étiquette de prix, notifiant un « navet long » à 29 centimes, collée sur la couverture du livre de Bardella, intitulé Ce que veulent les Français, dont le tarif normal est de 23,90 euros. Le journaliste a alors commenté : “J’adore cette photo. Étonnant, non?”.
En réponse, Jordan Bardella a, lui aussi, fait preuve d’un humour piquant en relayant un article de Valeurs Actuelles, saisi par le titre “Le livre de Jean-Michel Aphatie fait un bide avec moins de 2 000 ventes”. Sur ce post, il a écrit, en écho à son prédécesseur : “J’adore cet article. Étonnant, non?”. Aphatie n’a pas tardé à réagir une fois de plus, en moquant Bardella avec une référence à son âge : “Un futur président de la République vexé comme peut l’être un petit garçon. Étonnant, non?”.
La balade littéraire et commerciale de Bardella
Le livre de Jordan Bardella, publié à la fin octobre, semble avoir su séduire un public curieux. Selon les informations rapportées par Le Journal du Dimanche, il aurait réussi à vendre près de 89 000 exemplaires de son dernier ouvrage. Un succès notable, mais qui reste en deçà de son premier livre, Ce que je cherche, qui avait capté l’attention de plus de 200 000 lecteurs.
Ce premier succès lui aurait permis de percevoir près de 700 000 euros de droits d’auteur, comme l’indique Le Point. Dans une interview, Bardella affirmait avec une touche d’ironie : “Oui, oui, oui! J’ai bien vendu mon premier livre.”. Cependant, il n’a pas confirmé les chiffres avancés, laissant planer un doute sur l’ampleur exacte de son succès littéraire.
Aphatie dans le viseur des critiques
Pour Jean-Michel Aphatie, la situation est en revanche plus délicate. Son livre, T’es une merde, frère. Signé Hanouna, publié chez Robert Laffont en septembre dernier, n’a pas rencontré l’engouement escompté, avec à peine moins de 2 000 ventes. Cette situation témoigne d’une concurrence acharnée dans le milieu littéraire, où l’actualité politique et médiatique influe de manière significative sur l’intérêt du public.
Leurs échanges, bien que teintés d’ironie, montrent aussi les enjeux en présence : d’un côté, un jeune leader politique qui tente de s’ancrer dans l’agenda public et, de l’autre, un chroniqueur établi qui navigue entre satire et actualité. Ils rappellent que, même pendant les périodes festives, la lutte pour l’attention du public ne fait pas de pause et que l’art de la taquinerie peut être une arme redoutable.
Bien au-delà de quelques échanges amusants sur les réseaux sociaux, ce duel littéraire met en lumière les dynamiques du paysage médiatique actuel, reflétant l’influence croissante des réseaux sociaux dans la communication politique. Ce qui semble être un simple échange d’amabilités pourrait également avoir des répercussions sur l’image et la réception publique de ces deux personnalités à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.

