Venezuela : Emmanuel Macron applaudit la fin de la dictature Maduro et prône une transition démocratique

  • janvier 10, 2026
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Le président français, Emmanuel Macron, exprime sa satisfaction suite à la capture de Nicolás Maduro, le président vénézuélien, lors d’une opération américaine. Ce samedi, Macron a appelé à une transition pacifique et démocratique au Venezuela, soulignant les violations des droits fondamentaux perpétrées par le régime de Maduro.

Dans un message sur X, il a affirmé : « En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple. »

Macron a également insisté pour que la transition soit orchestrée rapidement et respectueusement par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition aux élections présidentielles de 2024.

EN BREF

  • Emmanuel Macron se réjouit de la capture de Nicolás Maduro et appelle à une transition démocratique.
  • Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, dénonce l’opération américaine comme une violation du droit international.
  • Jean-Luc Mélenchon condamne l’impérialisme américain, appelant à la libération immédiate de Maduro.

Une réaction internationale divisée

Un peu plus tôt dans la journée, Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a qualifié la capture de Maduro d’« opération qui contrevient au droit international ». Il a mis en garde contre toute solution politique imposée de l’extérieur, rappelant que l’avenir du Venezuela doit être décidé par ses citoyens.

Emmanuel Macron, après avoir discuté avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei et échangé des messages avec le président brésilien Lula, a réaffirmé la position de la France, soulignant l’importance de veiller à la sécurité de ses ressortissants dans cette période chaotique.

Les positions contrastées de la classe politique française

Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a vivement réagi lors d’un rassemblement à Paris en dénonçant ce qu’il appelle le « pur impérialisme américain ». Il a appelé à exiger la libération de Maduro, dénonçant le silence du président français face à cette situation, et affirmant que « la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. »

Donald Trump, quant à lui, accuse Maduro d’être le chef d’un réseau de narcotrafic, accusation que Maduro a toujours nié, soutenant que les États-Unis cherchent à l’évincer pour s’approprier les immenses réserves de pétrole du pays.

La majorité des responsables politiques se montrent prudents, dénonçant l’attaque américaine sans pour autant soutenir Maduro. Olivier Faure, patron du Parti Socialiste, a déclaré : « Quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné. » Certains craignent un précédent dangereux pour les relations internationales, où la force pourrait primer sur le droit.

Dans le même sens, Gabriel Attal, porte-parole des députés macronistes, a évoqué cette opération comme un signe que le monde est désormais régi par la force, appelant à une réaction européenne adéquate. À l’opposé, Marine Le Pen du Rassemblement National a reconnu les défauts du régime de Maduro mais a affirmé que la souveraineté des États est « jamais négociable », mettant en garde contre les dérives potentielles d’interventions étrangères.

Un avenir incertain pour le Venezuela

Les événements récents soulèvent des questions cruciales pour l’avenir du Venezuela. Que les opinions soient en faveur ou contre Maduro, il est évident que la situation politique reste volatile. Le président des Républicains, Bruno Retailleau, a souligné la nécessité d’une réponse ferme face au narcotrafic, tout en plaidant pour le respect de la souveraineté vénézuélienne.

Alors que le monde observe, la question demeure : quelle sera la prochaine étape pour le peuple vénézuélien et comment les acteurs internationaux continueront-ils à naviguer dans cette tempête politique?