
Le 29 décembre, au micro de RMC, Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, a été l’invité des Grandes Gueules. Lors de cet entretien, Alain Marschall a posé une question directe à Chenu : “Elle était de votre famille politique, Bardot ?” Une interrogation à laquelle l’élu a répondu sans détour, faisant valoir la singularité de l’ancienne actrice.
Chenu a clairement affirmé : “Ce n’était pas une femme de gauche, ça c’est clair.” Il a souligné le parcours atypique de Brigitte Bardot, qui s’est démarquée des choix de l’époque, notamment des personnalités de gauche qui avaient une fascination pour l’URSS. Pour lui, cette prise de distance avec les idéologies totalitaires fait de Bardot une femme “inclassable”, qui a toujours su affirmer sa vision conservatrice en se définissant elle-même comme “conservatrice”.
EN BREF
- Sébastien Chenu défend le caractère non-gauchiste de Brigitte Bardot.
- Bardot partageait des valeurs avec le Rassemblement National sur des sujets sociétaux.
- Chenu prend ses distances face à certaines déclarations polémiques de Bardot.
Brigitte Bardot : Une vision du monde marquée par le conservatisme
Au cours de l’entretien, Sébastien Chenu a mis en avant certaines positions de Bardot qui résonnent avec les valeurs du RN. Il a évoqué son regard critique sur l’évolution de la société, qu’elle percevait comme un déclin. Les mots de Bardot, interprétés par Chenu, évoquent une société qu’elle jugeait décadente, soulignant ainsi une divergence nette avec les valeurs libérales contemporaines.
Chenu a également abordé la conception de l’identité française de Bardot, qui selon lui, ne se confondait pas avec des revendications communautaires. Cette vision fait écho à la défense de la nation portée par le Rassemblement National, un point de vue que Chenu partage pleinement.
Cependant, lorsque Marschall lui a demandé son avis sur des propos controversés de Bardot, en particulier ceux relatifs aux musulmans et à la notion de “remplacement”, Chenu a choisi de prendre ses distances. “Je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’elle disait, tout comme elle n’était pas d’accord avec tout ce que disait le Rassemblement National,” a-t-il précisé, mettant ainsi en lumière une divergence sur certains aspects des déclarations de l’ancienne icône.
Une proximité assumée avec le Rassemblement National
Malgré ces nuances, Sébastien Chenu reconnaît une convergence d’idées entre Bardot et le RN. Il a rappelé que l’actrice avait ouvertement apporté son soutien à Marine Le Pen, soulignant son adhésion à certaines idées défendues par le parti. “Elle défendait la candidature de Marine Le Pen,” a déclaré Chenu, illustrant ainsi la continuité d’un lien historique.
Brigitte Bardot a également été connue pour saluer Jean-Marie Le Pen comme “un grand homme” et, selon Chenu, elle a même remarqué que Jordan Bardella pouvait être vu comme “un peu le nouveau Brigitte Bardot”. Des éloges qui, bien qu’étonnantes par moments, témoignent d’un attachement durable à une certaine idée de la France, où Bardot s’est affirmée à travers ses engagements, reflétant les tensions et les aspirations d’une époque.
Dans ce cadre, la réévaluation des figures publiques, telles que Brigitte Bardot, continue de soulever des interrogations sur la manière dont une personnalité pourrait influencer ou incarner des valeurs sociales. Chenu, à travers ses propos, nous rappelle que le passé et le présent sont souvent inextricablement liés, chaque figure légendaire ayant son influence sur les débats contemporains.

