
Le 28 décembre 2025, la France perdait une de ses plus grandes icônes : Brigitte Bardot, décédée à l’âge de 91 ans. Sa carrière au cinéma, ses engagements pour les droits des animaux et son esprit indomptable ont laissé une empreinte indélébile dans la culture française. Sa disparition a suscité de vives réactions, notamment sur les plateaux de télévision. Ce mardi matin, Charles Consigny, chroniqueur sur RMC et figure montante du débat médiatique, a affirmé que Jordan Bardella pourrait être considéré comme “la nouvelle Brigitte Bardot”. Une comparaison audacieuse, entre Émilie et l’ombre d’un sujet qui ne semble pas se limiter aux apparences.
EN BREF
- Brigitte Bardot, icône du cinéma français, décède à 91 ans.
- Charles Consigny compare Jordan Bardella à Bardot, interrogeant la perception contemporaine de la politique.
- Le rôle du président remises en question face à la montée des réseaux sociaux et de l’image.
Consigny, qui évoque des similitudes entre Bardella et l’ancienne actrice, ne se limite pas à une simple analyse superficielle. Il souligne une proximité géographique : Bardella, jeune homme politique, aurait même envisagé de se présenter dans la circonscription de Saint-Tropez, fief de Bardot. Ce parallèle invite à réfléchir sur l’évolution de l’image présidentielle et sur les attentes que celle-ci suscite désormais auprès des électeurs.
Une politique à l’ère des réseaux sociaux
Au-delà de l’anecdote, Consigny aborde une question cruciale : la perception contemporaine de la fonction présidentielle. Il se demande si Bardella, en s’ancra dans une image populaire, pourrait effectivement remplacer Marine Le Pen à la tête du Rassemblement National. “Tout est possible”, avance-t-il, ouvrant ainsi un débat sur la fonction politique dévoyée par l’image et les réseaux sociaux.
Charles Consigny cite d’autres personnalités telles que Thibaut InShape, un influenceur sur les réseaux, et Barbara Lefebvre, pour étayer son propos : “Je pense que tout le monde peut gagner l’élection présidentielle.” Cette déclaration pose la question : la politique moderne est-elle devenue un spectacle avant tout ?
Il fait remarquer que beaucoup doivent concevoir le président de la République comme un simple symbole, une incarnation de la fonction plutôt qu’un acteur engagé dans la réalité politique. Cela soulève des interrogations sur l’authenticité de ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions de l’État. Est-ce vraiment le rôle d’un président de n’être qu’une figure de proue ?
Vers une nostalgie politique?
En analysant ces enjeux, Consigny exprime une certaine nostalgie pour des figures politiques du passé telles que Georges Pompidou et Jacques Chirac, évoquant un charisme et une expérience qui semblent faire défaut à la génération actuelle. Il explique : “Je suis nostalgique de gens qui avaient du charme, de la culture, de l’expérience, du courage.” Pour lui, cette nostalgie est liée à un désir de retrouver une stature politique qui transcende la simple apparence.
“Pardon pour Jordan Bardella, je ne lui trouve rien de Pompidou, mais rien.” – Charles Consigny
Consigny va même jusqu’à critiquer la performance de Bardella lorsqu’il imite Jacques Chirac : “Je préférais la marionnette des Guignols… Je la trouvais plus chiracienne que Bardella.” Ce jugement souligne une préoccupation croissante concernant la qualité des discours politiques et les vrais enjeux qui se cachent derrière les paillettes de la communication médiatique.
Alors que la France se trouve à un tournant politique majeur, ces réflexions soulignent l’importance de redéfinir la fonction présidentielle à une époque où l’image prime souvent sur le contenu. Peut-être est-il temps de redonner aux comportements politiques crédibilité et poids. La question demeure : qui, entre la nouvelle génération d’influenceurs politiques et les anciens leaders charismatiques, saura captiver et conquérir le cœur des Français ?

