
Le 15 décembre 2025, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la suppression de certains avantages accordés aux anciens ministres, entrainant un changement significatif dans la sécurité des figures politiques du pays.
EN BREF
- Suppression des chauffeurs et policiers pour 17 anciens ministres dès janvier 2026.
- Environ 24 agents de sécurité seront retirés, représentant une économie significative.
- Certains ministres conservent des avantages en raison de menaces spécifiques.
Cette mesure vise à réduire les coûts engendrés par la protection de personnalités politiques. D’après les informations relayées par BFMTV, plusieurs anciens ministres ont été notifiés de cette évolution. Seront impactés : François Fillon, Lionel Jospin, Dominique de Villepin, Jean-Pierre Raffarin, parmi d’autres figures politiques.
Au total, cette décision concerne 24 policiers et 24 chauffeurs, dont 11 policiers et 11 chauffeurs pour les anciens Premiers ministres, ainsi que 13 policiers et 13 chauffeurs pour les anciens ministres de l’Intérieur. Le ministère de l’Intérieur a commenté, *« cette rationalisation vise à adapter les moyens de protection à la réalité des risques. Elle répond à une exigence de cohérence, de proportionnalité et de bonne gestion des ressources publiques »*.
Les avantages supprimés et leurs implications
Selon le cabinet de Matignon, le coût de ces privilèges s’élevait à environ 4 millions d’euros par an. Si cette décision pourrait permettre des économies, le montant exact des réductions financières restant à chiffrer. La logique adoptée par le gouvernement s’inscrit dans une volonté d’ajuster la sécurité aux risques réels, ce qui s’avère nécessaire à l’heure actuelle.
Toutefois, il est essentiel de noter que certains anciens ministres bénéficieront d’exemptions à cette nouvelle règle. Par exemple, des figures telles que Manuel Valls et Bernard Cazeneuve, qui ont été en fonction durant des événements marquants comme les attentats de 2015, continuent d’avoir accès à ces privilèges. D’autres, comme Christophe Castaner, ancien ministre de l’Intérieur pendant les manifestations des Gilets Jaunes, ou Édouard Philippe, candidat potentiel à la présidentielle de 2027, restent également sous protection renforcée. Le ministère a précisé que *« la notoriété peut constituer un facteur de risque, dans la mesure où elle est susceptible d’attirer des menaces »*.
Cette nouvelle directive met en lumière une volonté de rationalisation au sein des dépenses publiques, tout en soulignant l’importance de la sécurité des figures politiques en fonction des menaces qu’elles peuvent encourir. La question de la gestion des ressources publiques sera sans doute au cœur des débats à venir, alors que le gouvernement œuvre pour un équilibre entre économie et sécurité.
L’évolution de la situation politique et sociale en France pourrait également influencer d’autres réformes similaires. Cette initiative demeure un reflet des préoccupations actuelles sur la gestion des finances publiques et la nécessité de prioriser les coûts en fonction des réalités du moment.
Au final, les mesures annoncées par Sébastien Lecornu marquent un tournant dans le traitement des anciens hauts fonctionnaires et relèvent d’une logique qui mérite d’être observée de près.

