Brigitte Macron au cœur de la polémique : une ex-Première dame s’exprime sans détour

  • décembre 16, 2025
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La polémique continue d’enfler autour de Brigitte Macron, depuis ses réactions aux propos tenus lors du spectacle d’Ary Abittan, qui s’est tenu dimanche 7 décembre aux Folies Bergère. Ce moment, capté par des caméras, a provoqué des remous dans l’espace public.

EN BREF

  • Brigitte Macron critique des militantes féministes après un incident au spectacle d’Ary Abittan.
  • Le hashtag #SalesConnes émerge sur les réseaux sociaux en réaction aux propos de la Première dame.
  • Valérie Trierweiler apporte son regard sur cette polémique avec une analyse générationnelle.

L’humoriste Ary Abittan, bien que n’ayant pas été reconnu coupable dans l’affaire de viol le concernant, fait l’objet de fortes controverses. Dans la nuit précédant son spectacle, un groupe de militantes féministes, représentant le collectif Nous Toutes, a interrompu son show, masquées à son effigie et scandant des slogans tels que : “Violeur Abittan !”. Cette initiative a été saluée par de nombreux internautes, suscitant cependant une réaction inattendue de la part de Brigitte Macron.

Lors d’un échange privé filmé, Ary Abittan a confié : “J’ai peur”, auquel Brigitte Macron a répondu avec un rire : “S’il y a des sales connes, on va les foutre dehors”, avant d’ajouter : “Surtout des bandits masqués”. Ces mots, prononcés dans un contexte de tension, ont rapidement suscité une vague de critiques sur les réseaux sociaux.

En effet, le collectif Nous Toutes a immédiatement réagi en lançant le hashtag #SalesConnes, qui a pris une ampleur considérable, mobilisant plusieurs personnalités politiques et influents.

Réactions des personnalités politiques et du milieu artistique

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Nombre de personnalités ont exprimé leur indignation face aux propos de Brigitte Macron, s’interrogeant sur son soutien ostensiblement en faveur d’un individu entouré de suspicion. Ces débats révèlent une fracture dans la perception sociale des violences faites aux femmes et des mouvements féministes contemporains.

Valérie Trierweiler, ancienne Première dame, a également pris part à cette discussion en présentant son point de vue lors d’une interview sur LCI. Elle a adouci ses critiques pour prendre en compte la personnalité de Brigitte Macron.

“Je suis partagée parce que je la connais assez bien et je sais que la situation qu’elle vit n’est pas facile. Elle parle de façon très naturelle. Elle veut se montrer le moins possible, parce que comme elle est naturelle, elle peut déraper à tout moment,” a-t-elle expliqué, tentant de mettre en lumière la complexité du rôle de Première dame.

Trierweiler a souligné un problème de génération, notant que Brigitte Macron ne semble pas comprendre la profondeur et l’urgence du mouvement #MeToo. Elle a déclaré : “Elle est de cette génération, comme Catherine Deneuve ou Carole Bouquet, qui défendent à chaque fois ces hommes accusés de viol.”

Elle a toutefois rappelé que de nombreuses femmes, y compris des féministes, avaient historiquement soutenu Brigitte Macron face à des attaques injustifiées sur sa personne et son identité. Il est donc difficile à de nombreux observateurs de concevoir une telle prise de position de la part de la Première dame alors que tant d’autres femmes se battent pour faire entendre leur voix.

Les enjeux de la parole publique

Ce débat met en lumière non seulement les enjeux sociopolitiques autour de la violence de genre, mais aussi le poids des mots dans l’espace public. À une époque où chaque propos peut déclencher une réaction en chaîne sur les réseaux sociaux, les figures publiques doivent être conscientes de la portée de leurs discours.

La réaction immédiate du public, son engagement dans ce débat, montre que la société est en pleine mutation. Une nouvelle génération ne se contente plus d’accepter les normes établies, mais remet en question les discours traditionnels, espérant un changement significatif sur la manière dont sont perçues les violences faites aux femmes.

Les réactions autour de cet incident sont révélatrices d’un climat social en évolution, où la vigilance et le respect des voix féminines deviennent essentiels. La mobilisation des jeunes générations est un signe prometteur d’un avenir où le respect et l’écoute mutuelle primeront dans les dialogues autour des droits des femmes.