Brigitte Macron brise le silence sur ‘Sales connes’ : des révélations saisissantes

  • décembre 16, 2025
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Une polémique d’une ampleur inattendue a secoué la sphère publique cette semaine, lorsque Brigitte Macron, la Première dame de France, a fait des déclarations controversées qui ont provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux. Dans une interview accordée à Brut le lundi 15 décembre 2025, elle a réagi pour la première fois à la séquence où elle aurait qualifié des militantes féministes de “sales connes”.

EN BREF

  • Brigitte Macron répond à la controverse issue de ses propos injurieux.
  • Les militants du #NousToutes dénoncent un message décourageant pour les victimes.
  • La Première dame affirme avoir voulu soutenir l’humoriste Ary Abittan.

Ce commentaire a été prononcé dans un contexte de tension, alors que des militantes du collectif #NousToutes interrompaient la représentation d’Ary Abittan aux Folies Bergère, en scandant des accusations de viol à l’encontre de l’humoriste. Abittan, qui a été accusé de viol en 2021, avait bénéficié d’un non-lieu cette année-là. La diffusion de l’enregistrement par le magazine Public a rapidement fait grimper le hashtag #salesconnes sur les réseaux sociaux, transformant cette insulte en un cri de ralliement pour de nombreuses femmes qui voient en cela une stigmatisation des victimes d’agressions sexuelles.

Dans son interview, Brigitte Macron a déclaré : “Je suis désolée si j’ai blessé les femmes victimes, c’est à elles et à elles seules que je pense.” Elle a tenté de clarifier ses propos, insistant sur le fait qu’ils n’étaient pas destinés à être partagés publiquement et qu’ils ressortaient d’un échange privé avec “quatre personnes”.

Une tentative de contextualisation et une déclaration de soutien

Brigitte Macron a précisé qu’elle avait prononcé cette insulte dans un moment de soutien à Ary Abittan, ressentant le besoin de le rassurer après l’interruption de son spectacle. “J’avais besoin de rassurer. Je voulais rassurer, certainement maladroitement, mais je n’avais pas d’autres mots à ma disposition à ce moment-là,” a-t-elle expliqué. Cette justification a néanmoins suscité des réactions partagées, certains y voyant une mal compréhension de la gravité de ses mots.

Par ailleurs, la plaignante dans l’affaire Abittan a exprimé de son côté son désarroi dans une déclaration au Monde, qualifiant les mots de Brigitte Macron de paroles blessantes. Elle a souligné l’impact négatif que de telles déclarations peuvent avoir sur la lutte contre les violences faites aux femmes. Pour sa part, Brigitte Macron ne cache pas son implication profonde dans cette lutte. “Quand on me demande de l’aide, je le fais toujours sur ce sujet parce que c’est une priorité,” a-t-elle affirmé, tout en revendiquant une forme d’engagement moins visible, loin des projecteurs.

Les répercussions d’un moment privé sur la sphère publique

Cette affaire soulève des questions cruciales sur la responsabilité des figures publiques. Brigitte Macron, tout en soulignant que ses mots sont issus d’une conversation privée, doit aussi prendre conscience de l’impact que ses déclarations peuvent avoir sur l’opinion publique et les enjeux sociaux. Sa prise de parole, qui s’est voulue désintéressée et sincère, ne suffit pas à apaiser les esprits. Les interrogations persistent quant à la portée de ses mots et à leur réception, eu égard à la position qu’elle occupe.

Alors que les débats vont bon train, il est clair que ce moment a révélé non seulement des tensions dans la société, mais aussi la sensibilité accrue autour des violences dont sont victimes de nombreuses femmes. Au-delà des mots échangés, ce sont des vies et des combats qui se trouvent en jeu, et cette polémique agit comme un miroir des réalités que traversent les victimes au quotidien, souvent à l’ombre de l’indifférence.