Buddha Blue : une drogue synthétique dangereuse qui inquiète les autorités sanitaires

Cette semaine, une influenceuse a partagé une expérience inquiétante sur les réseaux sociaux. Dans une vidéo publiée sur son compte Instagram, elle a expliqué avoir été droguée à son insu avec une cigarette électronique contenant du PTC, communément appelé « Pète ton crâne » ou « Buddha Blue ». Ce cannabinoïde de synthèse, incolore et inodore, est consommé par de nombreux jeunes, souvent sans qu’ils soient conscients des risques encourus.

EN BREF

  • Une influenceuse témoigne d’une intoxication par « Buddha Blue » lors d’une soirée.
  • Les autorités sanitaires alertent sur les dangers de cette drogue de synthèse, souvent vapotée par des adolescents.
  • Des cas d’intoxication et d’hospitalisation liés au Buddha Blue se multiplient.

Lors de cette soirée, la jeune femme a demandé à un ami de lui prêter sa cigarette électronique, mais ce dernier a refusé. Un autre jeune lui a alors proposé la sienne, et après une bouffée, elle a rapidement ressenti des effets alarmants. « Je commence tout de suite à avoir extrêmement chaud, je n’arrive même plus à parler, je dis juste à mon pote que j’ai été droguée », raconte-t-elle dans sa vidéo. Les symptômes se sont intensifiés, avec une sensation d’être « prisonnière de son corps » et un rythme cardiaque accéléré.

Ce témoignage ne constitue pas un cas isolé. En février dernier, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a tiré la sonnette d’alarme sur l’utilisation croissante de cette drogue synthétique, soulignant une augmentation constante des signalements d’intoxication au fil des quatre dernières années. Les adolescents semblent être particulièrement vulnérables, attirés par la facilité d’accès à ce produit, souvent vendu illégalement à proximité des établissements scolaires.

Le liquide contenu dans les cigarettes électroniques est composé de cannabinoïdes de synthèse dont la composition est imprévisible, ce qui complique davantage la situation. Les effets de « Buddha Blue » sont puissants, allant jusqu’à être cinquante à cent fois plus intenses que ceux du cannabis traditionnel, et il présente un potentiel addictif élevé.

Les dangers sanitaires posés par cette substance sont alarmants. Des troubles psychiatriques graves, tels que des hallucinations et des épisodes de délires, sont fréquemment observés chez les jeunes consommateurs. Sur le plan physique, les risques incluent des troubles cardiaques, des défaillances rénales, des évanouissements, des convulsions, et dans certains cas, des comas. En décembre dernier, deux lycéens de la région parisienne ont été hospitalisés après avoir vapoté ce produit.

Face à cette situation préoccupante, l’ANSM appelle à une vigilance accrue. La « Buddha Blue » représente un danger bien plus important qu’il n’y paraît. L’agence insiste sur l’urgence de stopper la consommation de cette drogue avant que de nouveaux drames ne surviennent. La sensibilisation des jeunes et de leurs familles sur les risques liés à l’usage de ces substances s’avère cruciale.

Ce phénomène témoigne d’une réalité inquiétante : les jeunes sont souvent exposés à des substances psychoactives sans en connaître les conséquences. La lutte contre ces drogues synthétiques nécessite une mobilisation des autorités, des éducateurs et des parents pour protéger les adolescents de ces dangers invisibles.