Dominique de Villepin face à Benjamin Duhamel : sa fortune suscite des interrogations

  • janvier 8, 2026
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Ce mardi 6 janvier, Dominique de Villepin était l’invité de la matinale de France Inter. L’émission, animée par Benjamin Duhamel, a soulevé des questions délicates sur les activités professionnelles et la fortune de l’ex-ministre, entraînant des échanges particulièrement vifs.

EN BREF

  • Dominique de Villepin a discuté de sa transparence financière sur France Inter.
  • Les échanges avec Benjamin Duhamel ont mis en lumière des tensions sur son rapport à la Chine.
  • Des réformes en cours pourraient affecter les avantages des anciens ministres, dont lui-même.

Lors de cette entrevue, Dominique de Villepin a été directement interrogé sur des enquêtes récentes mettant en lumière ses liens avec la Chine. Benjamin Duhamel a mentionné les travaux de la cellule d’investigation de France Inter, se concentrant sur des questions de transparence financière. Ce sujet a visiblement irrité l’ex-premier ministre, qui a réagi avec vigueur :

« Sur cette enquête, qui n’a manifestement rien donné, la médiatrice de Radio France a tout dit et les auditeurs de Radio France ont tout dit »

Face aux critiques, Duhamel a demandé à Villepin quand il aurait l’intention de faire preuve de transparence concernant ses activités. Dans un ton très affirmé, Villepin a rétorqué :

« Mais faites votre travail ! La transparence est totale ! Mes comptes sont ouverts, ils sont déposés comme la loi le prévoit »

L’ancien ministre de l’Intérieur a poursuivi en affirmant qu’il pouvait fournir des détails sur ses activités, tout en insistant sur le fait qu’il ne pouvait pas révéler les noms de ses employeurs en raison du secret professionnel. Ce dernier a justifié cette position en précisant qu’il ne travaillait qu’avec des entreprises françaises ou européennes.

Exprimant son agacement envers les questions abordées, Villepin a conclu avec un message fort :

« Je n’ai rien à cacher ! »

Parallèlement à cette discussion sur la transparence, une décision gouvernementale a été évoquée concernant la suppression de certains privilèges pour les anciens ministres. Le ministre des Comptes publics, Sébastien Lecornu, a annoncé qu’à partir du 1er janvier 2026, plusieurs ex-membres du gouvernement, y compris Dominique de Villepin, ne bénéficieront plus d’officiers de sécurité ou de chauffeurs. Cette mesure concerne au total dix-sept anciens ministres, dont d’autres figures de la scène politique française comme François Fillon ou Laurent Fabius.

Cette annonce a suscité des réactions diverses. Pour certains, c’est un nouveau signe d’une volonté de réduire les coûts liés aux anciens élus. Pour d’autres, c’est une atteinte à la sécurité personnelle de ceux qui ont occupé des postes sensibles.

En somme, les débats suscités par les propos de Dominique de Villepin illustrent un triple enjeu : celui de la transparence financière, du rapport à l’actualité internationale, et des implications sur le statut des anciens membres du gouvernement. Alors que Villepin pourrait envisager une candidature à l’élection présidentielle de 2027, il sera crucial pour lui de naviguer habilement entre ces questions sensibles.