Donald Trump ridiculise le Groenland : “Un traîneau à chiens en plus, vraiment ?

  • janvier 6, 2026
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Dans un style qu’il maîtrise parfaitement, Donald Trump a encore une fois fait parler de lui. Ce dimanche 4 janvier, lors d’un vol à bord d’Air Force One, l’ancien président américain a détourné une discussion sur les tensions géopolitiques pour évoquer… le Groenland. Avec son humour caractéristique, il a amusé ses collaborateurs en déclarant : “Vous savez ce que les Danois ont fait récemment pour renforcer la sécurité au Groenland ? Ils ont ajouté un traîneau à chiens.” Puis, avec un sourire narquois, il a ajouté : “C’est vrai. Ils ont pensé que c’était une super initiative.”

EN BREF

  • Donald Trump relance son intérêt pour le Groenland lors d’une discussion informelle.
  • Il déclare que le Groenland est crucial pour la sécurité nationale américaine.
  • Les réactions au Danemark et en Europe sont vives, la Première ministre danoise appelant à cesser les menaces.

Depuis cette sortie, il est évident que cette plaisanterie n’est pas qu’un simple divertissement. En effet, Trump réaffirme une vieille obsession qui remonte à 2019, lorsqu’il avait proposé l’achat du Groenland au Danemark, une idée jugée à l’époque farfelue, mais qui reflète une *vision géopolitique* claire. Avec une ironie indissociable de sa personnalité, il soulève encore une fois une question cruciale : pourquoi le Groenland ?

Le Groenland : enjeu stratégique majeur

Pour Donald Trump, l’enjeu dépasse largement le simple amusement. Le Groenland, vaste territoire arctique, est devenu un point d’intérêt stratégique. “En ce moment, le Groenland est couvert de bateaux russes et chinois. Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper”, a-t-il affirmé. Ainsi, il met en lumière une réalité préoccupante :

  • Les ambitions russes et chinoises dans l’Arctique : ces puissances cherchent à étendre leur influence dans une zone stratégique en pleine transformation.
  • Les ressources naturelles : avec la fonte des glaces, le Groenland pourrait offrir un accès facilité à des ressources inexploitées.
  • Les routes maritimes : l’Arctique pourrait devenir une nouvelle voie commerciale, rendant la région encore plus attractive.

Cette situation pose la question de la capacité du Danemark à gérer les enjeux sécuritaires de la région, tout en interrogeant le rôle des États-Unis. Le Groenland, souvent considéré comme *isolé*, apparaît désormais comme une plaque tournante dans le cadre des tensions géopolitiques actuelles.

Des réactions présidentielles aux répercussions diplomatiques

Les déclarations de Trump n’ont pas manqué de provoquer des réactions immédiates. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, n’a pas tardé à appeler les États-Unis à “cesser ses menaces contre un allié historique”. Dans un contexte où les relations transatlantiques sont déjà mises à l’épreuve, cette intervention met en lumière la complexité des enjeux politiques actuels.

La France, pour sa part, a exprimé sa solidarité avec le Danemark, renforçant ainsi le message d’unité et de soutien entre alliés. Pendant ce temps, Trump maintient sa position. “Nous avons besoin du Groenland”, répète-t-il. Dans des discussions mêlant humour et sérieux, chaque déclaration semble être une nouvelle provocation au cœur d’une diplomatie qui pourrait bien changer les alliances traditionnelles.

Comme Trump le dit : “Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et l’Union européenne a besoin que nous l’ayons, et elle le sait”. Ces propos témoignent d’une vision où la provocation surpasse souvent la diplomatie classique.

Donald Trump, ancien président des États-Unis.

Ainsi, cette nouvelle démonstration de style fait questionner sur l’avenir des relations internationales. L’intérêt pour le Groenland pourrait marquer un tournant dans la perception qu’ont les grandes puissances de cet espace autrefois négligé. Un futur où le Groenland, loin d’être un simple territoire isolé, pourrait devenir le cœur d’une diplomatie renouvelée et, pourquoi pas, une nouvelle zone de conflits.