
À dix-huit mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron, l’Élysée semble évoluer à un rythme différent. L’atmosphère y est plus lourde, les habitudes se transforment et les coulisses apparaissent moins brillantes qu’on ne l’imagine. Plusieurs signaux témoignent d’un quotidien qui se resserre derrière les grilles du palais.
EN BREF
- Brigitte Macron s’est retrouvée au cœur d’une polémique récemment.
- Emmanuel Macron adopte un style de vie plus retiré à l’Élysée.
- Le gouvernement préfère des rencontres plus intimes et moins médiatisées.
Ces derniers jours, Brigitte Macron a suscité l’attention en assistant à un spectacle d’Ary Abittan aux Folies Bergère, qui a été interrompu par des militantes féministes. Alors qu’elle quittait les lieux, elle a été filmée en train de traiter ces militantes de « sales connes », une phrase qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux et relancé le débat médiatique sur le rôle de la Première dame.
Dans cet environnement tendu, le magazine ELLE décrit un Élysée qui se referme, avec un président moins enclin à la mise en scène. Emmanuel Macron, qui n’a jamais été un fervent participant aux dîners mondains, éprouve aujourd’hui une fatigue croissante. À l’approche de la fin de son mandat, il privilégierait des moments plus simples, souvent en tête-à-tête avec Brigitte, loin de l’afflux médiatique.
Un dîner, qui a eu lieu le 11 septembre, a été largement commenté. Une douzaine de personnalités, dont Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, s’y sont réunies pendant quatre heures autour des sujets de la reconnaissance de l’État palestinien et de l’augmentation de l’antisémitisme. Bien que certaines rumeurs suggèrent que ces dîners deviennent difficiles à remplir, l’Élysée dément cette idée : « Quand nous lançons des invitations, il n’y a jamais de refus. Par principe, nous ne convions pas les personnes susceptibles de dire non. Et les autres disent toujours oui. Personne ne refuse de venir rencontrer le président de la République. »
Néanmoins, dans l’intimité des couloirs du pouvoir, une certaine lassitude émerge. Un ami proche du président a expliqué : « Mais il est vrai que ça fatigue de plus en plus, ce genre de rendez-vous. » Emmanuel Macron préfère nettement des dîners en tête-à-tête avec sa femme, sans l’agitation qui accompagne les grandes réunions.
Un Rapport au Politique Transformé
Ce climat de retrait s’étend également aux relations politiques. Un sénateur a récemment confié : « Macron ignore les messages que je lui envoie. Je vois bien qu’il les lit, mais il ne me répond plus. » Ce constat souligne un rapport de plus en plus distant entre le président et certains de ses interlocuteurs politiques. Parallèlement, le couple passe de plus en plus de temps à la Lanterne, à Versailles, préférant se mettre à l’écart des distractions de la capitale.
Pour illustrer ce mélange de solitude et de fin de règne, Gaspard Gantzer rappelle une citation célèbre de Winston Churchill : « Si vous voulez de la reconnaissance, ne faites pas de politique, achetez un chien ! » Macron, qui possède trois chiens, pourrait bien faire sienne cette réflexion, tant sa position semble pesante.
Alors que la retraite s’installe, les stratégies de communication demeurent : « Nous avons deux réalisateurs qui le suivent et nous travaillons sur un film »,</em précise un proche. Cet engagement dans la mise en récit de son mandat, même dans un cadre plus intimiste, laisse augurer des choix tactiques pour finir son quinquennat sur une note plus personnelle et authentique.
Le temps évolue à l’Élysée, et les résonances de ces changements pourraient jouer un rôle clé dans la manière dont Emmanuel Macron sera perçu au terme de son mandat. Loin des feux de la rampe, c’est dans cet espace de réflexion que se dessine la fin d’une ère.

