
Éric Dupond-Moretti répond aux critiques de Nicolas Sarkozy
Ce lundi 15 décembre, sur les ondes de RTL, Éric Dupond-Moretti a réagi aux propos tenus par Nicolas Sarkozy dans son livre Le Journal d’un prisonnier, paru le 10 décembre dernier. L’ancien président de la République y évoque son séjour en détention ainsi que certains de ses soutiens surprenants.
EN BREF
- Nicolas Sarkozy critique Éric Dupond-Moretti dans son livre.
- Dupond-Moretti répond avec assurance sur les ondes de RTL.
- Le livre souligne des tensions entre Sarkozy et divers médias.
Dans son ouvrage, Nicolas Sarkozy évoque des tensions avec Éric Dupond-Moretti. Ce dernier, ancien ministre de la Justice, est décrit par le politicien de 70 ans comme ayant une “personnalité sans finesse”. En retour, Dupond-Moretti affirmera sur RTL : “Je me moque éperdument de ce que Nicolas Sarkozy pense de moi.” Une affirmation qui illustre le détachement du Garde des Sceaux face aux critiques.
La déconstruction des propos de Sarkozy
Dans son livre, l’ex-président ne cache pas son mécontentement face à l’attitude du juriste lors des délibérations qui ont mené à sa condamnation. Il dépeint son ancien ministre de la Justice comme un “violente attaque” suite à sa mise en prison, lui reprochant un “système de défense à la Trump”.
Éric Dupond-Moretti répond à cette accusation en clarifiant sa position : “Nicolas Sarkozy est présumé innocent car il a interjeté appel après sa condamnation. Cependant, dire que sa peine est le résultat de la haine d’un magistrat, alors qu’il s’agit d’une décision collégiale, n’est pas audible”. Ce faisant, il défend l’intégrité du système judiciaire et de son propre rôle en tant qu’ancien garde des Sceaux.
Pour lui, l’ancien président ne devrait pas s’exprimer sur des questions de cette nature, étant donné son expérience et son passé à la tête de l’État. Dupond-Moretti ajoute : “J’ai été garde des Sceaux, j’ai été avocat pendant 36 ans, et ce n’est pas Nicolas Sarkozy qui va décider quand je prends la parole.”
D’autres cibles dans le viseur de Sarkozy
Éric Dupond-Moretti n’est pas le seul à faire l’objet de critiques dans l’ouvrage de Sarkozy. Des personnalités médiatiques comme le journaliste Patrick Cohen et le présentateur Yann Barthès sont également mentionnées de manière peu flatteuse. L’ancien président de la République souligne le soutien de Franz-Olivier Giesbert, bien qu’il ait également jeté de l’ombre sur Barthès. Il le décrit comme ignorant des répercussions de ses interrogations sur les plateaux de télévision, soulignant : “Eux qui avaient tellement l’habitude de donner des coups en toute impunité.”
Ces réflexions révèlent une tension palpable entre Sarkozy et le paysage médiatique français, qui semble se cristalliser autour de sa détention et des reproches constants qu’il adresse à ceux qui le jugent. À travers ses mots, il semble aussi chercher à se repositionner vis-à-vis de l’opinion publique…
Éric Dupond-Moretti, tout en se défendant, parvient à rappeler la complexité des relations entre justice et politique. Ses répliques, franches et sans détour, mettent en lumière la difficulté pour une figure comme Sarkozy de naviguer dans un océan d’opinions et de jugements, tant judiciaires que médiatiques. Dans cette danse délicate, chacun, qu’il soit avocat ou ancien président, a son rôle à jouer.

