
Ce lundi 15 décembre, l’ancien Premier ministre François Bayrou a été hospitalisé au centre hospitalier de Pau en raison d’une «grippe très sévère». La mairie de Pau, dont il est l’élu, a divulgué cette information dans un communiqué. À 74 ans, le président du MoDem bénéficie d’un suivi médical continu, et bien que son état de santé s’améliore, les médecins insistent sur la nécessité d’une attention accrue.
EN BREF
- François Bayrou hospitalisé en raison d’une grippe très sévère.
- Suivi médical attentif, son état de santé s’améliore.
- Sa participation aux conseils municipaux est annulée.
Comme l’a rapporté Le Figaro, dans un communiqué, la municipalité a précisé que l’absence de François Bayrou au conseil municipal prévu ce lundi, ainsi qu’au Conseil communautaire programmé pour le jeudi 18 décembre, est désormais confirmée. «Il ne pourra donc pas participer au conseil municipal ce lundi, ni au Conseil communautaire prévu jeudi», annonce le communiqué. En conséquence, l’intégralité de l’agenda de l’ancien Premier ministre a été annulée. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune date de reprise de ses activités n’a été révélée.
Les conséquences de la maladie sur son rôle politique
François Bayrou, qui a pris ses fonctions comme Premier ministre pendant près de neuf mois avant de passer le relai à Sébastien Lecornu, conserve une certaine influence au sein de la politique locale. Bien que ses fonctions de Premier ministre soient terminées, il reste actif en tant que maire de Pau et en tant que président de la communauté d’agglomération Pau-Béarn-Pyrénées.
Ce passage à l’hôpital, bien que préoccupant, a soulevé la question des privilèges dont bénéficient les anciens Premiers ministres. En effet, même après son départ de Matignon, François Bayrou maintient plusieurs avantages liés à son ancienne fonction, bien que certains soient en suspension. Par exemple, il ne touche pas l’indemnité réservée aux ex-membres du gouvernement, typiquement accordée pour les trois mois suivant le départ. Cette aide vise à faciliter une transition professionnelle, mais Bayrou ne peut en bénéficier puisqu’il continue d’exercer ses fonctions municipales.
En revanche, il profite d’une protection policière à vie, accordée par la tradition républicaine, un aspect non négligeable dans le paysage politique français. Cependant, cette protection ne s’accompagne pas d’un agent pour son secrétariat particulier, ce qui est généralement une disposition accordée pendant un maximum de dix ans après la fin des fonctions gouvernementales. François Bayrou, ayant dépassé cet âge, a donc été contraint de se débrouiller seul en matière d’organisation administrative.
Cette situation illustre la manière dont les personnalités politiques naviguent entre leur passé et leur présent, en jonglant avec leurs responsabilités tout en faisant face aux aléas de la santé. L’évolution de la santé de François Bayrou dans les jours à venir sera par conséquent scrutée avec attention, non seulement par ses proches mais également par les observateurs du paysage politique français. Son état de santé pourrait influer sur son engagement dans les affaires locales et sur l’avenir de certains projets municipaux.

