
Laurence Ruffin, soeur du député François Ruffin, s’engage en politique en tant que candidate aux prochaines élections municipales de Grenoble, qu’elle considère comme sa « ville de cœur ». Ses ambitions pour cette ville emblématique des Alpes s’annoncent prometteuses, et elle ne cache pas son désir de contribuer au développement de sa commune, où elle vit depuis plus de vingt ans.
EN BREF
- Laurence Ruffin se présente aux élections municipales de Grenoble en 2026.
- Elle souhaite se démarquer de sa famille politique, notamment son frère et Emmanuel Macron.
- Grenoble s’est récemment classée première en matière de qualité de vie mondiale.
Son parcours professionnel est tout aussi impressionnant. Diplômée de l’ESSEC, Laurence a exercé comme PDG d’Alma, une société qui regroupe 180 personnes et évolue dans le secteur numérique entre 2009 et 2025. Actuellement, elle occupe également le poste de vice-présidente de la CGSCOP, un mouvement qui soutient le développement des sociétés coopératives de production et d’intérêt collectif. Par ce biais, elle entend promouvoir l’économie sociale et solidaire.
Une volonté d’autonomie
A travers son engagement, Laurence Ruffin souhaite se libérer des étiquettes qui pourraient l’associer indûment à certains de ses proches. Évoquant sa relation avec Emmanuel Macron, avec qui elle a partagé ses années scolaires, elle a déclaré à BFM :
« Je ne veux pas être ramenée à : j’ai fait mes études avec Emmanuel Macron, je suis la sœur de François Ruffin. J’ai vécu ma vie, j’ai porté des projets depuis 2003 sur Grenoble ».
Cette position trahit une volonté de tracer sa propre voie politique tout en mettant en avant ses racines grenobloises.
Grenoble, qui abrite Laurence Ruffin depuis 2003, a récemment été mise en lumière par Oxford Economics qui lui a attribué la première place dans son classement des villes mondiales offrant la meilleure qualité de vie, surpassant 999 autres métropoles. Les critères de ce classement, qui tiennent compte du bien-être et de la satisfaction des résidents, positionnent Grenoble avant des villes réputées pour leur qualité de vie, telles que Canberra, Berne, et Bergen.
Un avenir engagé
Ce nouvel engagement politique n’est pas une surprise pour ceux qui connaissent Laurence Ruffin. Sa vision sociale et écologique fait écho à un courant de pensée qui prend de l’ampleur dans la capitale des Alpes. Si elle parvient à convaincre les électeurs lors des élections des 15 et 22 mars 2026, elle pourrait être en mesure de façonner l’avenir de sa ville, ancrant ses valeurs coopératives et écologiques dans l’administration locale.
Il sera fascinant de suivre son parcours et de voir comment elle réussira à conjuguer son expérience professionnelle et ses aspirations politiques. Le paysage politique grenoblois pourrait bien voir émerger une nouvelle dynamique, portée par une candidate déterminée à gérer les enjeux sociaux et environnementaux de sa région.

