
Le Groenland « appartient à son peuple » et « le Danemark en est le garant », a déclaré Emmanuel Macron ce mardi, en réponse aux réclamations récurrentes de Donald Trump, qui a exprimé son désir d’annexer ce territoire danois. Dans un post sur le réseau social X, le président français a associé sa voix à celle des Européens pour affirmer une solidarité indéfectible envers le Groenland, soulignant son soutien à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Danemark.
EN BREF
- Énonciation par Emmanuel Macron du soutien français à la souveraineté du Groenland.
- Donald Trump souligne la nécessité du Groenland pour la sécurité des États-Unis.
- Engagement de la France dans un partenariat stratégique avec le Danemark et le Groenland.
Lundi, Donald Trump a réitéré son besoin du Groenland pour garantir la sécurité des États-Unis face aux menaces potentielles de la Chine et de la Russie, reprenant des assertions qu’il avait déjà faites après son élection. Cette volonté d’annexer le Groenland, une immense île arctique peuplée d’environ 57 000 habitants et riche en ressources naturelles, a suscité de vives inquiétudes au sein de la communauté internationale.
Les enjeux de la souveraineté et des ressources naturelles
Les dirigeants danois comme ceux du Groenland ont clairement indiqué à plusieurs reprises que cette terre n’était pas à vendre. En effet, cette revendication de territoire s’inscrit dans un contexte plus large où la richesse en métaux rares, devenue un enjeu de puissance économique et stratégique, suscite de nombreuses convoitises. La souveraineté sur de telles ressources devient cruciale à l’heure où les tensions géopolitiques s’intensifient.
Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a rappelé que le droit international stipule que la souveraineté des États et l’intangibilité des frontières sont des principes fondamentaux. Il a aussi mentionné que la France prenait très au sérieux les déclarations de l’envoyé spécial américain pour le Groenland, réaffirmant son engagement envers ces valeurs.
Ce soutien ne se limite pas uniquement à une déclaration de principe. La France reste « pleinement engagée dans la mise en œuvre du partenariat stratégique franco-danois », signé en avril 2025. Ce partenariat repose sur des liens d’amitié, des relations économiques et culturelles étroites, et sur des valeurs communes. Ce cadre soulève une question importante : comment une coopération transnationale peut-elle renforcer la stabilité et la sécurité dans une région aussi stratégique ?
En parallèle, la France envisage d’accélérer la mise en œuvre du partenariat stratégique récemment signé entre l’Union européenne et le Groenland. Cet engagement vise à renforcer les liens économiques et à favoriser le développement durable dans cette région encore largement méconnue.
Alors que les regards se tournent vers le vendredi 7 octobre, date à laquelle une nouvelle rencontre intergouvernementale est prévue, l’examen de la situation géopolitique au Groenland et des intérêts qui s’entrecroisent dans les eaux arctiques continuera d’être surveillé de près. Les enjeux sont multiples et relèvent d’un mélange complexe de sécurité, de ressources naturelles, et de revendications territoriales.
Dans un contexte où le Groenland est en première ligne des préoccupations géopolitiques, il semble plus que jamais essentiel de préserver la souveraineté de ses habitants. L’alerte est donnée, et les nations partenaires devront manœuvrer habilement pour garantir un avenir pacifique et prospère à cette région du monde.

