
Une semaine après la séquence remarquée diffusée sur le plateau de l’émission Quelle époque !, Roselyne Bachelot a souhaité apporter des précisions. Invité par l’animatrice à l’antenne de France Info, l’ancienne ministre a relégué aux oubliettes les accusations de manipulation qui entouraient ce débat tendu avec Jordan Bardella.
EN BREF
- Roselyne Bachelot précise sa réaction face à Jordan Bardella.
- Elle réfute les allégations de montage de l’échange sur le plateau.
- La stratégie choisie repose sur la dérision, sans regrets de sa part.
Cette séquence, emblématique du paysage médiatique actuel, s’est déroulée dans un cadre bien connu des invités politiques. Roselyne Bachelot y a exposé un échange qu’elle a jugé nécessaire dans le contexte imposé par l’émission. « Le jeu veut que l’invité politique qui est l’invité de minuit, voit défiler devant lui un certain nombre de photos », souligne-t-elle pour expliquer le déroulé de l’émission.
Lors de ce célèbre épisode, une image de Donald Trump a été présentée à Jordan Bardella. Roselyne Bachelot n’a pas hésité à parler d’« un regard tellement énamouré » de la part de Bardella, face à un président qu’elle voudrait considérer comme l’allié de Vladimir Poutine, « le pire ennemi de l’Europe ». Elle a également évoqué des finances controversées, en faisant mention de versements « à une prostituée avec ses crédits de campagne ». Lors de cet échange, elle indique s’être abstenue de délivrer un discours trop virulent, optant plutôt pour une intervention calibrée dans le respect du direct.
Une stratégie audacieuse
Face aux questions de l’animatrice sur la force de sa réaction, Bachelot a confirmé sa démarche, affirmant : « Je l’atomise par la dérision ». Cette assertion illustre sa stratégie face au président du Rassemblement National, se positionnant comme une critique constructive mais incisive.
Pour l’ancienne ministre, il ne s’agissait pas d’un écart de langage ou d’un coup de feu improvisé. Au contraire, elle a précisé avoir élaboré sa réponse dans le cadre strict du direct. L’animatrice a souligné la puissance de l’attaque, un fait que Bachelot ne conteste en rien. « Le contexte médiatique demande souvent des réponses rapides et percutantes », rappelle-t-elle pour justifier son choix.
Un échange sans regrets
En réponse aux déclarations de Jordan Bardella, qui a qualifié l’échange de « relativement bien passé » tout en insistant sur le risque de montage, Roselyne Bachelot a balayé cette possibilité d’un revers de main. « Oui, c’est exactement ce qui s’est passé sur le plateau, il n’y a aucun problème de montage », a-t-elle affirmé avec assurance.
Elle a ajouté que son vis-à-vis avait sans doute dû ajuster sa communication après coup. Pour elle, « il a réalisé sans doute grâce à des conseillers en communication » que sa position n’était pas nécessairement à son avantage. Elle dépeint ainsi un homme politique « très manipulé par des coachs en communication ».
Pour conclure sur une note forte, Roselyne Bachelot a évoqué une règle clé sur les dynamiques de genre en politique : « Ce n’est jamais bon pour un homme politique de toute façon de s’attaquer à une femme ». Cette déclaration vient clore le débat en soulignant le caractère délicat des échanges dans l’arène politique moderne.

