
Emmanuel Macron, le président de la République française, semble adopter une approche plus réservée quant aux grands dîners officiels à l’Élysée. Selon Paris Match, ces soirées, réunissant intellectuels et personnalités du monde, deviennent de plus en plus rares. Le 11 septembre, Macron a néanmoins convié une douzaine d’invités, dont des figures telles qu’Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, pour discuter sur la reconnaissance de l’État palestinien ainsi que l’augmentation de l’antisémitisme en France.
EN BREF
- Emmanuel Macron privilégie la vie privée et les rencontres informelles.
- Les dîners à l’Élysée se raréfient malgré des invitations.
- Son entourage témoigne d’un isolement croissant à l’approche de la fin de son mandat.
Selon des informations rapportées par Le Nouvel Obs, la rumeur circule que les invitations à ces dîners se heurtent à des refus de plus en plus fréquents. L’Élysée dément cependant ces allégations, affirmant qu’il n’y a *jamais de refus*. Il est précisé que les personnalités susceptibles de décliner l’invitation ne sont tout simplement pas conviées. Malgré cette assurance, une certaine fatigue et un souhait de contrainte se dessinent chez le président. Un ami a même révélé : « Il préfère de loin dîner en tête-à-tête avec Brigitte ».
Des choix de vie de plus en plus intimes
Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte, semblent choisir des lieux plus intimistes pour leurs repas, éloignés des caméras et des engagements officiels. On les aperçoit à la brasserie La Rotonde ou encore au restaurant Lily Wang à Paris, ainsi que lors de balades incognito à Montmartre. Même si l’Élysée reste accessible à quelques proches de Brigitte, comme Bernard Montiel ou Yamina Benguigui, l’atmosphère à l’intérieur du palais semble avoir subi une transformation.
Les récents événements publics, notamment un spectacle aux Folies Bergère, ont également soulevé des controverses, la première dame allant jusqu’à faire des remarques controversées sur des militantes féministes. Malgré ces incidents, un collaborateur fait remarquer que « l’Élysée conserve cette spécificité où, peu importe les affrontements politiques ou sociaux, la machine continue de tourner », soulignant l’obsession de l’institution pour la discipline et le protocole.
Un repli stratégique à l’approche de la fin de son mandat
À moins de dix-huit mois de la fin de son mandat, Emmanuel Macron semble prendre ses distances avec son entourage habituel. Un sénateur, déplorant cette situation, confie : « Je ne l’ai pas vu depuis des mois. Il ignore même les messages que je lui envoie. » En dépit des nombreuses notes qu’il reçoit sur divers sujets, notamment la politique nationale ou les grands enjeux internationaux, le président semble se recentrer sur sa relation avec Brigitte, laissant de côté les critiques et les conseils.
Le couple présidentiel préfère se retirer dans des espaces privés, comme leur résidence de La Lanterne ou leur maison au Touquet. Conscient que son mandat se termine en mai 2027, Emmanuel Macron continue de s’investir dans la diplomatie et les affaires internationales. Cependant, ce parcours s’accompagne d’une volonté de s’éloigner des voix critiques au sein de son entourage. Un proche commente : « Il ne pardonne rien » à ceux qui l’ont critiqué, ce qui montre une volonté de rompre avec une certaine ouverture.
Brigitte Macron, en cette période de tension croissante, apparaît comme le pilier de soutien du président. Dans un contexte marqué par l’isolement et l’épuisement, elle demeure sa seule constante au sein d’un monde politique parfois hostile. La dynamique de leur relation pourrait bien être le reflet d’un homme qui, face aux difficultés, cherche à se rapprocher de ce qui lui est cher, tout en avançant dans un paysage politique complexe.

