
Marine Le Pen aspire à se présenter à l’élection présidentielle de 2027. Toutefois, des incertitudes persistent autour de sa candidature, notamment en raison d’un procès en appel imminent dans une affaire d’inéligibilité. Malgré cela, elle affirme avoir confiance en son parti, le Rassemblement National (RN), et promet que même dans l’éventualité où elle serait empêchée, son fidèle lieutenant, Jordan Bardella, pourrait prendre le relais.
EN BREF
- Marine Le Pen se bat contre une peine d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires.
- Le procès en appel est prévu entre janvier et février 2026.
- Jordan Bardella se prépare à une possible candidature à la présidence.
La présidente du RN a écope d’une peine de cinq ans d’inéligibilité en mars 2025, ce qui la contraint à faire appel dans une affaire liée aux assistants parlementaires européens. Son procès en appel, qui se déroulera du 13 janvier au 12 février 2026, pourrait déboucher sur une décision avant l’été. Convaincue de son innocence, Marine Le Pen envisage son avenir politique avec optimisme.
Dans une interview accordée à La Tribune du dimanche, elle a clarifié sa position sur la succession au sein du parti. Jordan Bardella, qui travaille à ses côtés depuis plusieurs années, est décrit comme un homme politique de confiance et de talent. Marine Le Pen a affirmé :
« Nous sommes les seuls sans arrière-pensée. Dans tous les autres partis, c’est la détestation des uns et des autres. »
Elle reste confiante quant à la capacité de son parti à réaliser un score historique lors de la prochaine élection présidentielle, similaire à celui du général de Gaulle ou de Nicolas Sarkozy. Pour elle, l’idée de voir le front républicain s’effondrer lui paraît évidente.
En parlant de Bardella, elle n’hésite pas à le qualifier de futur leader capable de prendre les rênes à sa place. Elle a déclaré :
« J’ai deux millions de fois plus confiance dans la jeunesse de Jordan, qui est militant politique depuis quinze ans, que dans la jeunesse d’Emmanuel Macron. »
Ses éloges à l’égard de son successeur potentiel semblent indiquer une volonté de préparer l’avenir, même si le présent lui réserve des défis de taille.
Des discussions inattendues à l’Assemblée
Le 23 décembre, Marine Le Pen a profité des festivités pour adresser ses remerciements à tous ceux qui œuvrent durant cette période, notamment « soignants, forces de l’ordre, transporteurs », tout en souhaitant un « très Joyeux Noël » à l’ensemble des Français. Ces mots ont semblé apaiser, au moins temporairement, le climat politique souvent tendu.
Cependant, cet appel à la paix n’a pas échappé à l’humour des députés. En effet, le ministre Sébastien Lecornu, dans un moment d’espièglerie, a interpelé Marine Le Pen avec une phrase ironique, suscitant un éclat de rire général à l’Assemblée. Il a déclaré :
« Madame Le Pen, je me demande où vous trouvez toute cette énergie. »
Cette réplique, entre taquinerie et malice, a mis en lumière une autre facette de la politique française, où le sérieux côtoie souvent la légèreté. Marine Le Pen, avec un sourire amusé, a répondu qu’il n’était pas gentil de sa part, montrant ainsi que derrière les tensions politiques, l’humanité reste présente.
À l’aube de ces échéances électorales, le paysage politique français se dessine avec des enjeux cruciaux. La compétitivité entre les partis, les enjeux de réformes sociales et économiques, ainsi que la place croissante des nouvelles générations en politique, représentent des défis encore inexplorés. Dans ce contexte, Marine Le Pen et Jordan Bardella s’annoncent comme des figures marquantes, incarnant à la fois un héritage et une promesse d’avenir pour le RN.

