Mazarine Pingeot évoque son enfance cachée aux côtés de François Mitterrand : “Je ne pouvais pas parler

  • janvier 6, 2026
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D’ordinaire discrète, Mazarine Pingeot se confie à travers un documentaire dédié à son père, François Mitterrand, diffusé sur LCP le 8 janvier prochain. À l’occasion de cette actualité, la fille de l’ancien président de la République revient sur son enfance cachée dans une interview accordée à La Tribune dimanche.

EN BREF

  • Mazarine Pingeot évoque son enfance secrète dans un documentaire sur son père.
  • Elle explique comment l’écriture lui a permis de s’exprimer sur son passé.
  • Le Palais de l’Alma, où elle a grandi, joue un rôle central dans son récit.

L’écriture a été pour elle une véritable alliée. Dans le documentaire intitulé Une autre vie possible, Mazarine Pingeot évoque le lien profond qu’elle partageait avec son père à travers la littérature. “L’amour de la littéraire est quelque chose que l’on partage, et c’est aussi une histoire de transmission,” souligne-t-elle dans La Tribune dimanche, en référence à son témoignage.

Pour Mazarine, écrire n’a pas été seulement une passion, mais une nécessité. Elle explique que cela lui a permis de décrire un quotidien souvent difficile, en particulier son enfance cachée. “Écrire est en rapport avec le fait de dire,” précise-t-elle. “Dans mon équation personnelle, dire est une forme de transgression absolue puisqu’il était crucial que je ne dévoile pas cette part de ma vie.”

Par l’écriture, elle trouve un moyen de transgresser cet interdit, de toucher au cœur des choses, ce qu’elle trouve plus accessible par l’écrit que par la parole. “C’est une manière de rester silencieuse tout en parlant,” conclut-elle. Cela témoigne d’une manière introspective et poétique d’aborder une vie marquée par le secret.

Mazarine Pingeot : À quoi ressemble l’Alma, la résidence secrète de son enfance ?

Dans quel décor Mazarine Pingeot a-t-elle donc grandi ? En octobre dernier, elle a publié 11 quai Branly, dont l’adresse, le Palais de l’Alma, se trouve dans le 7e arrondissement de Paris. Ce lieu fut son foyer de ses 9 à 16 ans. À travers les pages de Paris Match, elle partage des souvenirs fragmentés de cette adolescence marquée par le secret – une période où elle se percevait comme la fille illégitime de François Mitterrand.

Ce temps lui échappe parfois, comme elle l’explique avec lucidité : “Je n’ai pas de souvenir de cette période-là car une mémoire doit se partager pour exister. Elle demande des témoins.” À partir de 1983, Mazarine et sa mère, Anne Pingeot, s’établissent dans ce majestueux bâtiment de 300 m², qui jouxte le musée du quai Branly.

Baptisé après la célèbre bataille de l’Alma en Crimée de 1854, ce palais a été un lieu de rencontre entre le défunt président et sa fille pendant de nombreuses années. “Petits déjeuners avec ma mère; école; matchs de foot à la télévision où papa hurle à chaque but marqué; parents aimants,” évoque-t-elle. Un quotidien finalement proche de celui de bien des familles, mais teinté de mystère et de retenue.

De l’extérieur, l’Alma peut paraître austère, n’abritant que des bureaux. Pourtant, pour Mazarine, il représente le théâtre d’une enfance à la fois enrichissante et façonnée par l’ombre. Sa démarche d’écrire, de transmettre ces souvenirs, n’est pas seulement un acte de rébellion face à un passé caché, mais aussi un hommage à un père emblématique et à des moments précieux, maintenant partagés.