Mesures sanitaires strictes pour la sélection congolaise avant la Coupe du monde

À moins d’un mois du début de la Coupe du monde de football, la Maison Blanche a annoncé des mesures restrictives pour la sélection congolaise. Les joueurs devront se soumettre à un isolement strict dans une « bulle » pendant 21 jours afin d’éviter toute contamination par le virus Ebola. Cette décision fait suite à des préoccupations croissantes concernant la propagation de l’épidémie dans d’autres pays.

EN BREF

  • La sélection congolaise doit s’isoler 21 jours pour participer à la Coupe du monde.
  • Les États-Unis renforcent les contrôles sanitaires aux frontières face à la menace d’Ebola.
  • Près de 750 cas suspects d’Ebola et 177 décès sont signalés en RDC.

Andrew Giuliani, responsable de l’équipe de la Maison Blanche chargée de la Coupe du monde, a précisé : « Nous avons été très clairs avec le Congo : ils doivent maintenir l’intégrité de leur bulle pendant 21 jours avant de pouvoir venir à Houston le 11 juin. » La sélection, actuellement en préparation en Belgique, doit donc se mettre à l’isolement dès maintenant pour respecter ce délai.

Il est également stipulé que toute personne rejoignant l’équipe devra avoir une bulle distincte. En cas de symptômes chez l’un des nouveaux arrivants, cela pourrait compromettre la participation de toute l’équipe au tournoi. La République démocratique du Congo (RDC) est dans le groupe K et affrontera le Portugal le 17 juin à Houston, suivi de la Colombie le 23 à Guadalajara, au Mexique, et enfin l’Ouzbékistan le 27 à Atlanta.

Ces mesures ne sont pas les seules mises en place par les autorités américaines. Washington a également interdit l’entrée sur le territoire aux ressortissants étrangers ayant séjourné en Ouganda, en RDC ou au Soudan du Sud durant les 21 derniers jours. Un responsable a indiqué que l’équipe congolaise, étant actuellement en Europe, pourrait ne pas être concernée par ces restrictions.

Depuis jeudi, tous les voyageurs ayant récemment séjourné dans des zones touchées par Ebola doivent atterrir à l’aéroport de Washington-Dulles pour un dépistage renforcé. Cette règle s’applique aux citoyens américains ainsi qu’aux résidents permanents.

Satish Pillai, en charge de la gestion d’Ebola au sein des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), a déclaré que les CDC collaborent avec l’ensemble du gouvernement fédéral et des partenaires internationaux pour assurer une Coupe du monde « sûre et saine » pour tous les participants.

Récemment, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché une alerte sanitaire internationale face à une nouvelle flambée d’Ebola dans l’est de la RDC. L’OMS a évalué le risque épidémique comme « très élevé » au niveau national, avec près de 750 cas suspects et 177 décès potentiels liés à l’Ebola.

Parallèlement, l’Agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC) a mis en garde contre le risque de propagation de l’épidémie dans d’autres pays africains, évoquant dix pays à risque, dont le Soudan du Sud, le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie, l’Éthiopie, le Congo, le Burundi, l’Angola, la Centrafrique et la Zambie.

La situation est d’autant plus préoccupante que la Croix-Rouge a rapporté le décès de trois de ses volontaires en RDC, présumés morts après avoir contracté le virus Ebola alors qu’ils étaient en mission fin mars. L’épidémie actuelle, liée à la souche Bundibugyo, est particulièrement alarmante car elle ne dispose d’aucun vaccin ni traitement homologué.

La mobilisation des autorités sanitaires est cruciale pour éviter une crise sanitaire majeure. Les mesures préventives semblent essentielles pour garantir la sécurité des athlètes, des visiteurs et des pays participants.