
Dimanche 21 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) à Rabat a connu un moment marquant : l’absence du roi Mohammed VI. Un imposant portrait du souverain a par ailleurs illuminé la scène, rappelant son rôle symbolique tout en laissant planer des interrogations sur sa santé. Les regards étaient rivés sur la tribune présidentielle, espérant apercevoir le roi, mais ce fut finalement son fils aîné, le prince héritier Moulay El Hassan, âgé de 22 ans, qui a présidé l’événement, renforçant ainsi l’image de continuité de l’État marocain lors de cette prestigieuse compétition de football africain.
EN BREF
- Le roi Mohammed VI était absent lors de l’ouverture de la CAN 2025.
- Son fils, le prince Moulay El Hassan, a représenté le souverain lors de l’événement.
- La santé du roi reste une préoccupation publique, avec un suivi médical indispensable.
Les répercussions de l’absence du souverain
Gianni Infantino, président de la FIFA, a d’ailleurs pris le temps de saluer, malgré cette absence, le roi Mohammed VI, soulignant l’importance de son rôle en tant qu’hôte. Il a remercié le souverain pour avoir permis au Maroc d’accueillir la compétition, qualifiant le pays de « merveilleux » et affirmant qu’il est capable « d’unir l’Afrique et d’unir le monde ». Ces paroles résonnent avec force dans un contexte où l’absence physique du roi attise les spéculations sur son état de santé.
Affecté par une sarcoïdose, une maladie inflammatoire rare touchant potentiellement le cœur, Mohammed VI doit faire face à des soins réguliers, nécessitant parfois des déplacements en France. Bien que le palais royal communique avec parcimonie sur son état de santé, il est clair que ses apparitions publiques se font de plus en plus rares. Celles-ci sont scrutées non seulement au Maroc, mais aussi à l’international, alimentant ainsi de nombreuses rumeurs.
Un prince héritier en lumière
Au fil des derniers mois, la présence du roi lors des grandes cérémonies avait déjà diminué. Cela a contribué à relancer les interrogations sur son état de santé, notamment lors d’événements d’une telle envergure que l’ouverture de la CAN sur le sol marocain. Pour beaucoup d’observateurs, cela indique que le souverain est contraint d’adapter son emploi du temps en fonction de ses contraintes de santé.
Dans ce contexte, la montée en visibilité du prince héritier, Moulay El Hassan, est de plus en plus marquée. Lors des cérémonies officielles, il est perçu comme un symbole de l’avenir du pays, tout en garantissant la stabilité institutionnelle. Cependant, aucune communication officielle n’a été faite concernant une dégradation soudaine de l’état de santé du roi. Les autorités marocaines continuent de maintenir une ligne de communication mesurée à ce sujet.
Dans un pays où la figure du souverain revêt une importance capitale, chaque absence peut prendre des proportions significatives et être interprétée différemment par le public et les analystes. D’ailleurs, cette situation soulève aussi des questions profondes sur la continuité du pouvoir et la transition générationnelle. Le roi, avançant avec précaution entre prudence médicale et exercice de son autorité, réussit à maintenir le cap, même lorsque son absence pourrait faire naître des inquiétudes.
En somme, l’événement marquant de l’ouverture de la CAN a mis à jour non seulement l’engagement du Maroc envers le football africain, mais aussi la fragilité de la santé de son roi. L’avenir politique et institutionnel dépendra de la manière dont les autorités marocaines navigueront entre tradition et modernité, tout en gardant un œil sur la santé de leur roi.

