
Le séjour de Nicolas Sarkozy en prison a duré 21 jours, entre le mardi 21 octobre et le lundi 10 novembre 2023. L’ancien président de la République a été incarcéré à la prison de la Santé, à Paris, dans le cadre de l’affaire libyenne. Suite à cette période d’emprisonnement, il a été libéré et placé sous contrôle judiciaire.
Conformément à la réglementation pénitentiaire, Nicolas Sarkozy a eu l’autorisation de recevoir des courriers. Le code pénitentiaire stipule que la correspondance « peut être contrôlée et retenue par l’administration pénitentiaire lorsque cette correspondance paraît compromettre leur réinsertion et le maintien du bon ordre et la sécurité ». Il ne fait aucun doute que ce droit a été massivement mobilisé par l’époux de Carla Bruni.
EN BREF
- Nicolas Sarkozy a été incarcéré pendant 21 jours à la prison de la Santé.
- Il a reçu des milliers de lettres et divers objets durant son emprisonnement.
- Son équipe a promis de répondre à toutes les lettres reçues.
Des milliers de lettres pour Nicolas Sarkozy
Dès son incarcération, une cinquante de lettres l’attendaient déjà en cellule le mardi 21 octobre. Au fil des jours, cette situation a pris de l’ampleur, avec des cartons de lettres arrivant chaque semaine. Il est à noter que certains courriers venaient même de l’étranger, un aspect qu’ont jugé sans précédent les agents pénitentiaires, qui ont affirmé n’avoir jamais vu un tel afflux de correspondance.
Outre les lettres de soutien, Nicolas Sarkozy a également reçu une variété d’objets. Des médailles, des broderies, des cartes décorées, des chocolats, et même des livres ont afflué, illustrant un soutien indéniable. Selon RTL, des mandats pour cantiner lui ont aussi été envoyés, représentant des montants modestes, d’environ une vingtaine d’euros, destinés à améliorer son quotidien en détention.
Une réaction pensante à un soutien inespéré
Face à cette attention, l’ancien président a manifesté une volonté de répondre à tous ces courriers. Le nombre de lettres qu’il recevait a, en effet, explosé à tel point que l’administration pénitentiaire n’a pas pu lui remettre toutes les correspondances, craignant d’envahir sa cellule de 12 mètres carrés. Ses avocats, Christophe Ingrain et Jean-Michel Darrois, se sont alors mobilisés, transportant chaque jour une centaine de lettres dans des sacs en toile blanche.
Pendant ce temps, le compte Instagram de Nicolas Sarkozy a partagé quelques images représentant le nombre impressionnant de courriers qui lui étaient adressés. Son équipe a communiqué sur le fait qu’elle se sentait « submergée » par cet afflux considérable. En parallèle, elle a tenu à rassurer les expéditeurs en affirmant : « Aucune lettre ne restera sans réponse ». Cette promesse, bien que louable, nécessitera un peu de temps pour être honorée, au regard du volume exceptionnel des courriers reçus.
Cette expérience met en lumière non seulement le phénomène du soutien populaire pour une personnalité publique, mais aussi le rôle essentiel que joue la correspondance en contexte pénitentiaire. Les lettres sont souvent perçues comme un lien vers l’extérieur, un encouragement et un moyen de retrouver un semblant de normalité malgré l’isolement. Dans le cas de Nicolas Sarkozy, cette avalanche de messages pourrait également servir à cimenter une fois de plus sa réputation, alors qu’il navigue dans des eaux troublées.

