Procès de Christophe Ellul : l’attente troublante avant l’appel aux secours après la mort d’Elisa Pilarski

Le procès de Christophe Ellul s’ouvre ce 3 mars 2026, sept ans après la tragique mort d’Elisa Pilarski, enceinte de six mois, poignardée par les morsures de son chien, Curtis, un American Pitbull Terrier. Accusé d’homicide involontaire, Ellul doit répondre de sa responsabilité dans ce drame survenu en novembre 2019 dans la forêt de Retz, située dans l’Aisne.

EN BREF

  • Christophe Ellul, mis en examen pour homicide involontaire, est jugé à partir du 3 mars 2026.
  • Il a attendu 1h26 avant d’appeler les secours après la mort d’Elisa Pilarski.
  • Des incohérences dans ses actes et des messages suspects soulèvent des questions sur sa responsabilité.

Ce drame a suscité une profonde émotion et des interrogations sur les circonstances de la mort d’Elisa Pilarski. Au moment des faits, elle promenait Curtis, le chien de son compagnon. Ellul, arrivé en premier sur les lieux, a agi de manière surprenante, ne contactant pas immédiatement les services d’urgence. Ce geste, rapporté par l’avocat de la famille de la victime, Me Xavier Terquem, soulève des questions sur son état d’esprit et ses intentions.

Me Terquem a exprimé sa sérénité face à ce procès complexe, qui représente un homicide involontaire. Il a indiqué que la famille d’Elisa, notamment sa mère et son oncle, attendait simplement que la justice fasse son œuvre. En tant qu’avocat, il a pris connaissance du dossier un an après la tragédie, notant des éléments troublants, notamment un délai significatif avant l’appel aux secours.

Lors de cette période de 1h26, de nombreuses interrogations demeurent. Pourquoi Ellul a-t-il attendu si longtemps avant de demander de l’aide ? Que s’est-il passé durant cette heure et demie ? Ces questions seront sans doute au cœur des débats lors du procès.

Un autre point soulevé par Me Terquem concerne la tentative d’Ellul d’appeler le téléphone d’Elisa avant de contacter les secours, alors qu’il était déjà conscient de son décès. L’analyse du téléphone d’Elisa a révélé la présence de vingt photos, prises seulement huit minutes avant sa mort, où l’on voit un chien sans muselière, ce qui pourrait avoir des implications importantes dans l’affaire.

Ellul a également envoyé un SMS à sa compagne, mentionnant l’intention de faire euthanasier le chien, ce qui soulève davantage de suspicions quant à sa responsabilité dans l’incident. Ce message a été supprimé de son téléphone, un fait qui pourrait jouer un rôle crucial dans le procès. Si reconnu coupable, il risque jusqu’à dix ans de prison et 150 000 euros d’amende.

Ce procès s’annonce donc comme un événement marquant, non seulement pour la famille d’Elisa Pilarski, mais également pour la société, qui attend des réponses sur les circonstances tragiques entourant cette affaire. Les enjeux sont élevés, et le tribunal devra examiner minutieusement les éléments présentés pour établir la vérité dans ce dossier complexe.