
Lors du dernier conseil municipal de l’année 2025, ce mardi 16 décembre, un échange particulièrement tendu a opposé deux figures emblématiques de la politique parisienne. Rachida Dati, ministre de la Culture, et Anne Hidalgo, maire sortante de Paris, se sont livrées à un véritable duel verbal à l’Hôtel de Ville. À l’approche des élections municipales de 2026, cette confrontation a mis en lumière les enjeux brûlants qui affligent la capitale.
EN BREF
- Rachida Dati et Anne Hidalgo se sont affrontées lors du dernier conseil municipal.
- Les échanges ont tourné autour des finances de la ville et des affaires judiciaires.
- Le Conseil de Paris se poursuivra jusqu’au 19 décembre, malgré un climat électrique.
L’atmosphère s’est rapidement détériorée lors de cette séance, alors que le conseil municipal devait examiner le dernier budget avant l’élection. Selon un rapport de BFM TV, un conflit a éclaté, avec Dati critiquant la gestion financière de Hidalgo. Elle a notamment soulevé des préoccupations concernant l’endettement de la ville, affirmant que la dette atteindrait 12 milliards d’euros en 2026, et dénonçant ce qu’elle a qualifié de “braquage budgétaire que sont les loyers capitalisés”.
Réagissant à ces accusations, Hidalgo n’a pas tardé à défendre son bilan, évoquant la campagne présidentielle de Dati et lançant : “Pas mieux que le braquage du Louvre, hein !”. Cette réponse a attisé les tensions, transformant le débat technique en un échange personnel amer.
Les attaques se sont intensifiées. Rachida Dati a mis en avant le “train de vie démesuré” de la maire, affirmant qu’elle “ponctionne les Parisiens”. Hidalgo a répliqué, évoquant des affaires judiciaires concernant Dati, en insistant sur la date d’un jugement à venir : “Au tribunal, le 16 septembre 2026”. Ces échanges montrent à quel point les rivalités sont vives, chaque camp cherchant à déstabiliser l’autre par des accusations bien ciblées.
Tandis que la maire sortante défendait son bilan, Dati ne s’est pas laissée impressionner. Elle a rappelé des dépenses controversées, notamment des notes de frais susceptibles d’être questionnées. Les mots ont été choisis avec soin, chaque phrase étant un coup porté à la crédibilité de l’adversaire. Hidalgo a fini par ironiser : “Vous savez, je me soucie beaucoup plus de votre avenir que du mien.”
Enfin, la séance a été commentée par Fatoumata Koné, conseillère de Paris, qui a jugé les échanges “navrants” et a déploré cette ambiance conflictuelle qui semble régner au sein de l’assemblée. Avec des élections municipales qui approchent à grands pas, les tensions entre Dati et Hidalgo pourraient préfigurer une campagne électorale particulièrement animée.
Le conseil se poursuit jusqu’au vendredi 19 décembre, mais la dynamique instaurée ce mardi pourrait avoir des répercussions significatives sur les mois à venir. Chaque mot prononcé, chaque accusation lancée, renforce l’idée que la bataille pour Paris ne fait que commencer et que les enjeux sont plus que jamais au cœur des préoccupations des Parisiens.

