Roselyne Bachelot remet Jordan Bardella à sa place : “Je l’ai atomisé”

  • décembre 23, 2025
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Ce samedi 20 décembre, l’ancienne ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, a fait sensation sur le plateau de franceinfo. Elle est revenue sur son échange, devenu viral, avec Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, lors de l’émission Quelle Époque! Le dialogue entre les deux protagonistes a alimenté de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux et dans les médias.

EN BREF

  • Roselyne Bachelot a remporté l’attention du public grâce à son intervention vive sur franceinfo.
  • Elle a dénoncé le soutien de Jordan Bardella à Donald Trump, soulignant l’inadéquation de ce soutien pour un Français.
  • Bardella a contesté la véracité du montage de l’émission, Bachelot a fermement rétorqué.

En effet, Roselyne Bachelot, à 79 ans, a choisi d’utiliser l’humour comme arme face à son interlocuteur. Dans ce contexte où le ton était léger, elle a déclaré : « Faute de pouvoir répondre au député européen sur un ton plus formel, je l’ai atomisé par la dérision ». Il est évident que son approche a touché une corde sensible. En pointant du doigt le regard admiratif de Bardella envers Donald Trump durant un photocall, elle a dressé un portrait saisissant de son interlocuteur.

Roselyne Bachelot se souvient, amusée, de l’ambiance de l’émission : « Lors du photocall, Bardella affichait un regard tellement énamouré, extatique, devant Trump, qui s’allie avec le pire ennemi de l’Europe, Poutine ». Cette réplique, teintée de sarcasme, a immédiatement frappé les esprits. En la prononçant, l’ancienne ministre a mis au grand jour les incohérences que pourrait sous-tendre le soutien au candidat américain par un représentant français.

Bardella réplique à Bachelot

En réaction à la séquence, Jordan Bardella a déploré, sur LCI, un montage qu’il jugeait trompeur de l’émission Quelle Époque!. Selon lui, « On peut faire dire tout et n’importe quoi à quelqu’un ». Cette déclaration a ajouté une couche de complexité au débat, témoignant des tensions sous-jacentes qui émergent lorsque la politique rencontre le divertissement.

Roselyne Bachelot, quant à elle, a été intraitable sur la question : « Ce qu’on a vu à la télé, c’est exactement ce qui s’est passé sur le plateau, il n’y a eu aucun problème de montage ». Sa détermination à défendre la véracité des échanges témoigne de sa volonté de maintenir un niveau d’intégrité dans la discussion, même lorsqu’elle est portée par l’émotion.

Cette confrontation, au-delà de la simple joute verbale, illustre une dynamique politique actuelle où chaque mot, chaque regard a son poids. Les choix de communication de ces personnalités prêtent souvent à interprétation, révèlent des stratégies de positionnement et dessinent les contours des rapports de force au sein du paysage politique. De là à penser qu’un visage souriant peut masquer des tensions profondes, il n’y a qu’un pas, que Roselyne Bachelot a métaphoriquement franchi avec brio.

Dans ces temps où le spectacle médiatique occupe une place prépondérante, il reste essentiel de se rappeler que derrière ces échanges souvent musclés, se cachent des enjeux cruciaux pour l’avenir politique, économique et social de la France. La popularité soudaine de figures comme Bachelot, alliée à des attaques de personnalités politiques telles que Bardella, marque une époque où le dialogue est plus que jamais un champ de bataille.