Les tensions sont à leur comble à l’approche du sommet du G7, prévu à Évian, en France. Ce dimanche, des affrontements ont éclaté à Genève entre des manifestants opposés au G7 et les forces de police, principalement aux abords de l’ONU. Ces manifestations, marquées par des actes de violence, soulignent un climat de contestation croissant.
EN BREF
- Des milliers de manifestants ont affronté la police à Genève avant le sommet du G7.
- Des violences ont été observées, avec des jets de projectiles et des dégâts matériels.
- La police a déployé un important dispositif de sécurité pour contenir les manifestations.
Les manifestations ont débuté peu après 15h30, rassemblant une foule hétéroclite de plusieurs milliers de personnes, arborant divers slogans allant des revendications anticapitalistes aux messages pro-palestiniens et féministes. Parmi les participants, environ 600 membres du groupe connu sous le nom de « Black Bloc » ont été signalés, pratiquant une forme de contestation visible et unie.
Les tensions sont rapidement montées alors que des groupes de manifestants vêtus de noir et masqués ont lancé des bouteilles, des pierres et des pétards en direction des forces de l’ordre. Ces dernières ont réagi en utilisant des grenades lacrymogènes pour tenter de disperser les foules. Des bâtiments ont subi des dommages, y compris ceux du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers et du siège de l’Union internationale des télécommunications. Selon les autorités, les vitrines de la Banque du Léman et de Raiffeisen ont également été endommagées.
Dans un contexte de forte sécurité, la police a estimé la participation à environ 20 000 manifestants. Malgré les tensions, les manifestants n’ont pas tenté de s’approcher du siège de l’ONU, qui était fortement protégé par un dispositif de sécurité comprenant des camions lanceurs d’eau. Depuis l’intérieur de l’ONU, des journalistes ont rapporté avoir entendu des détonations et les sirènes des forces de l’ordre, accompagnées du vrombissement d’un hélicoptère survolant les lieux.
Alors que la journée avançait, des affrontements sporadiques se poursuivaient, enveloppés dans des nuages de gaz lacrymogène. Les chants de protestations contre l’État policier ont résonné, illustrant le mécontentement croissant d’une partie de la population face aux décisions politiques et économiques jugées injustes.
Les autorités suisses avaient anticipé ces manifestations, autorisant la marche tout en déployant un important dispositif policier pour prévenir tout débordement. Ce type de tensions rappelle le sommet du G8 de 2003, où des émeutes avaient causé des millions de francs de dégâts à Genève et Lausanne. Les leçons de cet événement semblent avoir été prises en compte, mais le climat actuel reste électrique à l’approche du sommet du G7, qui se déroulera de lundi à mercredi, avec l’arrivée des dirigeants prévue lundi par l’aéroport de Genève.
Alors que les tensions persistent, la situation à Genève continue d’évoluer, avec des perspectives incertaines pour les jours à venir. Les autorités surveillent de près les développements, espérant éviter de nouvelles escalades de violence qui pourraient ternir l’image de la ville et du sommet à venir.