À 31 ans, Lucas exerce le métier de maître-nageur sauveteur à Saint-Malo, où il perçoit un salaire net de 1 920 € par mois. Ce montant, bien qu’il semble raisonnable, est soumis à un budget strict qu’il gère avec soin. Dans cet article, découvrez comment il répartit ses revenus et ce qui l’étonne le plus dans ses dépenses mensuelles.
EN BREF
- Lucas gagne 1 920 € nets par mois en tant que maître-nageur à Saint-Malo.
- Son loyer de 780 € est son principal poste de dépense, suivi des courses alimentaires.
- Il économise 628 € par mois, en vue d’un projet d’achat immobilier.
Maître-nageur à la piscine municipale, Lucas commence sa journée tôt, avec un réveil fixé à 5 h 45. Son premier cours débute à 7 h, et il assure la surveillance des bassins jusqu’à la fermeture. En tant qu’agent territorial, son salaire net s’élève à 1 740 €, auquel s’ajoutent 180 € de primes pour le travail le week-end et d’autres indemnités. Pour compléter ses revenus, il donne des cours particuliers d’aquagym et de natation, bien que ces gains soient mis de côté pour les vacances.
Lucas vit en couple avec Camille, qui travaille dans une agence de voyages et perçoit un salaire net de 1 780 €. Cependant, il gère son budget indépendamment, en se concentrant sur ses propres revenus. Son loyer de 780 €, charges comprises, représente son premier poste de dépense. Avec sa compagne, ils partagent les coûts, ce qui leur revient à 390 € chacun.
En plus du loyer, Lucas doit faire face à diverses dépenses mensuelles. Il consacre 62 € à l’électricité et au chauffage, 20 € à Internet et 12 € à son forfait mobile. L’assurance habitation et la complémentaire santé coûtent 48 € au total. Pour ses déplacements, il utilise un vélo électrique et possède une vieille Clio, dont l’assurance et l’entretien lui reviennent à 95 € par mois, carburant non compris. Ses abonnements de loisirs, comme le streaming et la musique, s’élèvent à 15 €, et il dépense 25 € pour sa mutuelle sportive.
Au total, ses dépenses fixes représentent 667 €, soit environ 35 % de ses revenus nets. Lucas exprime une certaine surprise quant à ses dépenses en matériel : “Les lunettes de piscine, les combinaisons, les chaussures spécifiques… je les paie de ma poche.” Ces coûts, bien que souvent négligés, pèsent sur son budget mensuel.
Côté alimentation, il consacre 240 € par mois aux courses, privilégiant les protéines et les féculents. Lucas aime préparer ses repas pour la semaine le dimanche soir. Le carburant pour sa Clio lui coûte environ 70 €, car il l’utilise principalement pour se rendre chez ses parents à Rennes. Quant aux sorties au restaurant et au bar, elles s’élèvent à 90 € mensuels. Pour se divertir, Lucas dépense 60 € en loisirs, principalement pour le surf et le kayak, tandis que les vêtements et le matériel de sport lui coûtent environ 45 € sur l’année.
Il a également mis en place un budget vacances, économisant 120 € par mois pour ses voyages avec Camille. L’année dernière, ils ont passé dix jours au Portugal, un souvenir marquant pour le couple.
Au total, les dépenses variables de Lucas s’élèvent à 625 € par mois. Après avoir additionné ses charges fixes et ses dépenses variables, il lui reste 628 € nets à la fin du mois. Ce montant, considéré comme un bon score pour son niveau de revenus, lui permet d’épargner 350 € sur un Livret A et 150 € sur un plan d’épargne retraite collectif. Le reste, soit 128 €, est mis de côté pour des imprévus ou des cadeaux.
Lucas se sent chanceux dans sa situation actuelle. “Je n’ai pas de crédit, pas d’enfants pour l’instant, et mon employeur est stable. Mais cela ne va pas durer : nous voulons acheter un appartement dans trois ans.” Pour atteindre cet objectif, il cherche à constituer un apport de 25 000 €, qu’il espère réunir en un peu plus de quatre ans, intérêts compris.
Avec un revenu de 1 920 € nets, Lucas se situe légèrement au-dessus du salaire médian français, qui tourne autour de 2 100 € nets pour un emploi à temps plein en 2023. Toutefois, il demeure en dessous de la médiane nationale dans une ville où le coût de la vie est plus élevé que la moyenne bretonne. En somme, Lucas résume son rapport à l’argent avec une phrase évocatrice : “Je gagne moins que mes potes ingénieurs, mais je ne passe pas mes journées devant un écran.”
Pour ceux qui souhaitent comparer cette situation à d’autres métiers, il est possible d’explorer le budget d’un boulanger-pâtissier à Dieppe, qui se lève encore plus tôt pour un salaire similaire, ou de découvrir les comptes d’un ostréiculteur du Cap-Ferret, qui présente des revenus très différents dans un cadre maritime.