À l’approche de l’hiver, les dépenses de chauffage risquent de peser davantage sur le budget des Français. En effet, une nouvelle augmentation du prix du gaz est prévue au 1er novembre 2026. Dans ce contexte, de nombreux foyers se demandent s’il est plus avantageux de se tourner vers l’électricité pour se chauffer. Cette question a été examinée par le quotidien La Dépêche du Midi.
EN BREF
- Le prix du gaz augmentera de 6,6 % en moyenne au 1er novembre 2026.
- Le coût du kilowattheure électrique reste supérieur à celui du gaz, mais l’écart se réduit.
- Les pompes à chaleur peuvent offrir des économies significatives par rapport aux chauffages classiques.
Actuellement, selon des données fournies par le comparateur Selectra, le gaz demeure le mode de chauffage le plus attractif en matière de coûts. Toutefois, l’écart entre le tarif du gaz et celui de l’électricité a considérablement diminué ces dernières années. Maxime de La Raudière, directeur général délégué de Selectra, souligne que le prix repère du gaz, qui augmentera le 1er novembre, passera à 0,15760€ le kilowattheure, tandis que le tarif réglementé de l’électricité s’élèvera à 0,2001€.
Malgré cela, le gaz est encore environ 21 % moins cher par kilowattheure. Avant la crise énergétique, il était même possible de constater un écart allant jusqu’à deux fois moins cher pour le gaz par rapport à l’électricité. Cette hausse de 6,6 % pourrait entraîner une augmentation de 12€ sur la facture des ménages ayant un contrat indexé sur le prix repère, traduisant une augmentation annuelle potentielle de 135€ par rapport à 2025, soit une hausse de 11 %.
Cependant, il est essentiel de considérer que le coût du kilowattheure seul ne détermine pas le mode de chauffage le plus rentable. Les radiateurs électriques classiques sont souvent moins compétitifs que le gaz. En revanche, les pompes à chaleur peuvent se révéler beaucoup plus avantageuses, car elles sont capables de générer entre 3 et 4 kWh de chaleur pour chaque kilowattheure d’électricité consommé.
Il est important de noter que l’installation de ces systèmes peut nécessiter un investissement initial conséquent. Maxime de La Raudière met en garde : remplacer une chaudière à gaz encore fonctionnelle n’est pas nécessairement judicieux à court terme. De plus, sur les marchés européens, les prix du gaz et de l’électricité demeurent étroitement liés, rendant peu probable un véritable décrochage dans un avenir proche.
En somme, bien que le passage au chauffage électrique puisse sembler attrayant, il convient d’examiner de près les coûts à long terme et d’évaluer les options disponibles. Les ménages doivent peser les avantages et les inconvénients de chaque mode de chauffage avant de prendre une décision éclairée.