Dans une vidéo publiée ce dimanche 18 octobre sur son compte Instagram, Emmanuel Petit, champion du monde 1998, a exprimé sa colère face aux débordements survenus lors des manifestations du 17 octobre. L’ancien footballeur a pris position pour les victimes de ces violences, en condamnant les actes de pillage qui ont entaché les rassemblements pacifiques.
EN BREF
- Emmanuel Petit s’exprime sur les violences des manifestations du 17 octobre.
- Il dénonce les casseurs et soutient les victimes de la violence.
- Il appelle le gouvernement à agir pour protéger les citoyens honnêtes.
Emmanuel Petit a partagé ses pensées vis-à-vis des conséquences des émeutes, en affirmant : « J’ai beaucoup de pensées à la fois pour les forces de l’ordre, mais également pour tous les gens qui ont perdu leur métier et leur travail ce samedi, des années de labeur, de sacrifices pour avoir une vie honnête. » Il a insisté sur le fait que ces pertes touchent non seulement les Français, mais aussi les immigrés cherchant à s’intégrer dans la société française.
Dans sa vidéo, il a qualifié la situation de « pur scandale », exprimant sa frustration face à la violence des casseurs. Petit a même évoqué la possibilité de « descendre dans la rue et de [se] friter avec tous ces petits cons, parce qu’il n’y a pas d’autres mots ». Il décrit les casseurs comme étant « cagoulés », soulignant leur lâcheté et leur inclination à détruire, piller et agresser.
Il a également tenu à faire la distinction entre les manifestants pacifiques et les casseurs, affirmant comprendre la colère de ceux qui expriment leur mécontentement. « Je comprends totalement ceux qui manifestent, car moi aussi, j’en ai plus que marre d’être pressé comme un citron sur le plan fiscal », a-t-il déclaré, mettant en lumière les frustrations ressenties par de nombreux citoyens face à la situation économique actuelle.
Petit a ensuite adressé un message direct à Emmanuel Macron et aux membres du gouvernement. « À l’Assemblée nationale et au Sénat, partout, tous les partis politiques qui se battent pour avoir le pouvoir absolu dans quelques mois, j’ai un message à faire passer : Faites très attention à ce que vous allez faire, à ce que vous allez dire et comment vous allez protéger les honnêtes citoyens en France. Parce qu’aujourd’hui, il y en a marre », a-t-il averti, illustrant son inquiétude face à l’inaction des responsables politiques.
Il a aussi déploré le manque de ressources allouées à des secteurs essentiels comme la police, l’armée, les hôpitaux et les écoles, en affirmant : « Il n’y a de l’argent pour personne, sauf pour vous, les politiciens. Bizarrement, la seule chose qui marche en France, ce sont les impôts. »
Dans la légende de sa publication, il a écrit une phrase qui résume son désespoir : « Entre les casseurs et le gouvernement, difficile de choisir son camp… quand aucun des deux ne nous inspire confiance. » Petit conclut en précisant que lorsque la violence s’oppose au pouvoir, ce sont toujours les citoyens qui en subissent les conséquences. « La France mérite mieux que de devoir choisir entre deux maux », a-t-il ajouté, exprimant ainsi son souhait d’une gouvernance plus responsable et protectrice envers les citoyens.