David Lisnard provoque une polémique sur le massacre d’Algériens de 1961 sur LCI

Le lundi 19 octobre 2026, lors de son intervention sur LCI, le candidat à l’élection présidentielle David Lisnard a suscité une vive controverse après avoir abordé le massacre d’Algériens à Paris en 1961. Interrogé par une étudiante, le président de l’Association des maires de France a exprimé son agacement face à cette question, déclarant : « J’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né, depuis il y a eu l’indépendance de l’Algérie ». Cette réaction a non seulement choqué l’auditoire, mais a également provoqué une réaction immédiate de la part de Pascal Praud, un célèbre présentateur de CNews.

EN BREF

  • David Lisnard s’est emporté sur LCI concernant le massacre d’Algériens en 1961.
  • Ses propos ont choqué même Pascal Praud, qui a rappelé la gravité de l’événement.
  • Ce massacre, survenu sous l’autorité de Maurice Papon, a fait entre 30 et 200 victimes.

La question du massacre, qui fait référence à des événements tragiques du passé, a été posée par une étudiante proche de La France insoumise. Lisnard, qui est en pleine ascension dans les sondages, a d’abord réagi de manière brusque, reflétant une certaine insensibilité face à la mémoire historique. Il a ensuite tenté de nuancer ses propos en affirmant que cet événement, bien que dramatique, ne relevait pas de sa responsabilité actuelle.

« C’est très grave, c’est dramatique, mais c’était en 1961 », a-t-il ajouté, soulignant que les temps avaient changé. Cette réponse a été mal reçue, surtout dans un contexte où la mémoire des victimes reste vive et où des discussions sur la réconciliation et la reconnaissance historique sont toujours d’actualité.

Pascal Praud, qui a souvent soutenu des positions proches de celles de Lisnard, a rappelé que le 17 octobre 1961 était « la plus noire de la Ve République ». Sa réaction témoigne de l’importance de ne pas minimiser les événements historiques, même lorsque les générations actuelles n’étaient pas présentes à l’époque. « Ne dites pas, j’en ai rien à faire, je n’étais pas né », a-t-il déclaré, soulignant que ces faits sont inadmissibles.

Les historiens estiment que ce massacre a entraîné la mort de dizaines, voire de centaines de manifestants algériens, qui réclamaient l’indépendance de leur pays. Cette tragédie, orchestrée sous la direction du préfet Maurice Papon, demeure une plaie ouverte dans les relations franco-algériennes.

En 2024, l’Assemblée nationale a adopté une résolution qui condamne explicitement le « massacre » du 17 octobre 1961, ce qui montre une volonté de reconnaître ce chapitre sombre de l’histoire. Par ailleurs, Emmanuel Macron, président de la République, a lui aussi évoqué ces événements en les qualifiant de « faits inexcusables pour la République », une affirmation qui témoigne d’une prise de conscience collective sur la nécessité de faire face à cette partie de l’histoire française.

La réaction de David Lisnard sur LCI illustre une tension persistante entre le passé et le présent, un enjeu crucial dans le débat public français. À l’heure où les mémoires s’entrechoquent, il est essentiel de s’engager dans une réflexion approfondie sur la manière dont ces événements sont perçus et discutés dans la société actuelle.