Le 21 octobre 2026, des perquisitions ont été menées au Parlement européen dans le cadre d’une enquête menée par le parquet européen. Cette enquête vise à déterminer si des fonds européens ont été détournés par le groupe politique Identité et Démocratie (ID), dont le Rassemblement national (RN) faisait partie avant sa dissolution en 2024.
EN BREF
- Des perquisitions ont eu lieu au Parlement européen concernant des fonds européens.
- L’enquête cible l’ancien groupe Identité et Démocratie, incluant le RN.
- Jordan Bardella, coprésident des Patriotes, n’a pas souhaité commenter.
Ces nouvelles perquisitions s’inscrivent dans un contexte déjà chargé pour le Rassemblement national, qui a récemment été au centre de plusieurs affaires, que ce soit l’absentéisme record de son président Jordan Bardella ou les controverses entourant les assistants parlementaires. La situation actuelle amène à se demander si d’autres révélations peuvent émerger.
Les interventions de la justice ont ciblé les bureaux administratifs de l’ancien groupe Identité et Démocratie, à Strasbourg et Bruxelles. Le parquet européen, chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l’Union européenne, avait déjà orchestré des perquisitions similaires le 30 juin dernier, dans plusieurs pays européens, dont la France.
Les résultats de ces perquisitions n’ont pas encore été communiqués. Le parquet a insisté sur la nécessité de garder certaines informations confidentielles pour ne pas compromettre l’enquête en cours. Il est à noter que le groupe ID, qui comptait parmi ses membres des élus de diverses formations d’extrême droite, a été dissous, ce qui soulève des questions sur la continuité juridique des actions passées.
Le groupe, qui est le troisième en taille au sein du Parlement européen avec 85 eurodéputés, inclut non seulement des élus du RN, mais également des représentants de Vlaams Belang, du PVV néerlandais et de la Lega italienne. Cette diversité politique au sein d’Identité et Démocratie pourrait compliquer encore davantage les investigations.
Une source proche de l’enquête a révélé que les perquisitions ont particulièrement visé les bureaux utilisés par Philip Claeys, ancien secrétaire général du groupe ID et membre du parti belge anti-immigration Vlaams Belang, actuellement secrétaire général des Patriotes. Ce dernier a déclaré que les perquisitions ne visaient pas directement les élus, mais uniquement les bureaux administratifs, cherchant ainsi à se distancier de l’ancien groupe.
Jordan Bardella, sollicité par l’AFP pour réagir à ces accusations, a choisi de ne pas faire de commentaire. Ce silence a soulevé des interrogations quant à l’impact potentiel de ces enquêtes sur l’image du Rassemblement national, qui a toujours affirmé son intégrité face aux accusations de détournement de fonds.
Dans ce climat tendu, le RN et les Patriotes doivent naviguer avec précaution pour éviter que cette affaire n’affecte leur crédibilité et leur soutien au sein de l’électorat. Les prochaines semaines seront sans doute déterminantes pour la suite des événements, alors que l’enquête se poursuit et que le parquet européen approfondit ses investigations.