Les Gilets jaunes s’apprêtent à vivre un nouvel acte de contestation ce samedi 24 octobre 2026. Après une mobilisation massive le 17 octobre, où les chiffres des manifestants variaient entre 550 000 et 800 000 selon les sources officielles, les autorités anticipent une nouvelle journée de tensions. Les mesures de sécurité se multiplient, et les commerçants redoutent une répétition des violences observées lors des manifestations précédentes.
EN BREF
- Prévisions de plus de 600 actions annoncées pour le 24 octobre
- Mesures de sécurité renforcées face à la crainte de violences
- Commerçants appelés à fermer boutique par précaution
À la veille de cet acte II, une carte collaborative mise à jour sur le site 17octobregiletjaune.net indique que 455 manifestations, 85 occupations de ronds-points, ainsi que divers rassemblements sont prévus dans plusieurs villes. Toutefois, toutes ces actions ne sont pas nécessairement garanties. Les autorités ont intensifié les mesures préventives, craignant des débordements similaires à ceux du week-end dernier.
À Paris, une manifestation autorisée par la CGT reliera Bastille à Nation, mais la préfecture de police a rejeté d’autres parcours jugés trop risqués. À Marseille, après une interdiction générale de manifestations, un défilé syndical a finalement été autorisé, ce qui témoigne d’une certaine flexibilité des autorités face aux pressions des organisations. Dans d’autres villes comme Toulouse et Rennes, les rassemblements sont attendus à des points de rendez-vous précis, sans déclaration officielle pour certains.
Les motifs de mécontentement persistent : hausse des prix, manque de services publics, et détérioration des conditions de vie sont au cœur des revendications. Les représentants de la CGT soulignent que le gouvernement semble sourd à ces inquiétudes. Dans ce contexte, les commerçants, déjà victimes de pillages lors des précédentes manifestations, s’inquiètent de la tournure que pourraient prendre les événements. À Caen, par exemple, les commerçants sont encouragés à fermer leurs magasins l’après-midi pour garantir leur sécurité.
Les autorités, conscientes des risques, interdisent les rassemblements dans de nombreuses villes, notamment à Grenoble, Limoges, et Lyon. Ces mesures incluent également des restrictions sur l’utilisation de vélos et de trottinettes en libre-service, afin d’éviter qu’elles ne soient utilisées comme projectiles. Dans certaines localités, des couvre-feux ont été instaurés pour prévenir tout débordement.
Le ministère de l’Intérieur a annoncé un dispositif policier renforcé, avec des effectifs accrus de 20% par rapport à la semaine dernière. Des unités d’élite seront prêtes à intervenir en cas de troubles. Enfin, les militaires de la force Sentinelle seront déployés pour protéger des bâtiments officiels, bien qu’ils ne participent pas directement aux opérations de maintien de l’ordre.
À l’approche de cette nouvelle journée de mobilisation, les incertitudes demeurent. Les Gilets jaunes semblent déterminés à faire entendre leur voix, tandis que les autorités s’efforcent de prévenir toute escalade de la violence. Le weekend prochain pourrait bien marquer une nouvelle étape dans ce mouvement social qui ne montre aucun signe d’essoufflement.