Brigitte Bardot, icône du cinéma français, a laissé derrière elle des lettres intimes, écrites à son deuxième mari, Jacques Charrier, durant sa grossesse. Ces correspondances, révélées par le Parisien, sont désormais mises en lumière par la maison d’enchères Christie’s, où elles seront exposées au public à partir du 29 octobre, avant leur mise en vente le 3 novembre.
EN BREF
- Des lettres inédites de Brigitte Bardot à Jacques Charrier seront exposées chez Christie’s.
- Les missives, écrites entre 1959 et 1963, révèlent une jeune femme en proie à la solitude et à la dépression.
- La valeur estimée des lettres se situe entre 100 000 et 150 000 euros.
Entre 1959 et 1963, Brigitte Bardot et Jacques Charrier ont partagé une histoire d’amour tumultueuse. Les lettres, au nombre de 19, témoignent de l’état d’esprit fragile de la jeune actrice alors âgée de 25 ans. Les écrits, non datés, révèlent une femme à la fois amoureuse et désespérée, se débattant avec son isolement et la pression médiatique. Bardot, entourée de paparazzis, peine à sortir de chez elle, ce qui l’empêche de vivre pleinement sa grossesse, comme elle l’exprime dans ses mots : « Je n’ai que toi, que toi, ma famille ne compte pas… »
Les lettres dévoilent aussi la lutte de Bardot contre ses propres démons. Elle oscille entre la passion et la mélancolie, avouant des sentiments de dévalorisation : « Je me trouve encombrante, chiante, ramollie et moche. » Sa vulnérabilité transparaît dans ces écrits, où elle évoque une période sombre de sa vie, marquée par une tentative de suicide. Dans une lettre poignante, elle confie à Charrier : « Quinet, je te pleure, je t’appelle, j’ai envie de mourir… Pourquoi vivre ? Je voulais vivre avec toi, pas sans toi. »
Bardot signe ses lettres de manière affectueuse, utilisant des surnoms tels que « Ta petite fille fragile » ou « Ta femelle ». Elle semble constamment en quête d’assurance quant à son attrait pour son mari, se demandant si elle lui plaira encore. Au fil de ces échanges, elle révèle des facettes d’une femme en proie à des émotions contradictoires : amour, désir et inquiétude. Dans l’une de ses lettres, elle exprime une demande explicite : « Fais-moi l’amour nounours, je t’aime, je t’aime avec ma vie, mon sang. »
La mise en vente de ces lettres témoigne non seulement de la vie personnelle de Brigitte Bardot, mais aussi de l’impact de son statut de célébrité sur son bien-être mental. Ces écrits, désormais à la disposition du public, permettent de mieux comprendre la complexité de ses sentiments et les difficultés qu’elle a rencontrées.
Alors que l’exposition approche, l’intérêt pour ces correspondances s’intensifie. La valeur estimée de ces lettres, entre 100 000 et 150 000 euros, reflète non seulement leur contenu émotionnel, mais également l’importance de Brigitte Bardot dans la culture française. Ces missives sont un témoignage poignant d’une époque et d’une personnalité qui ont marqué le cinéma et la société.
La vente des lettres de Brigitte Bardot chez Christie’s s’annonce comme un événement marquant pour les collectionneurs et les fans de l’actrice. La redécouverte de ces correspondances nous offre un aperçu inestimable de la vie intérieure de l’une des figures les plus emblématiques du cinéma français.