Emmanuel Macron admet un manque d’anticipation sur les violences du 17 octobre

Lors d’un déplacement surprise à Marseille, le président Emmanuel Macron a reconnu, ce lundi 26 octobre 2026, l’absence d’anticipation face aux violences survenues le 17 octobre. Cette déclaration fait suite aux critiques sur la gestion des manifestations qui ont dégénéré en émeutes.

EN BREF

  • Emmanuel Macron reconnaît un manque d’anticipation concernant les violences du 17 octobre.
  • Il mentionne la mobilisation atypique de forces d’ultragauche et une délinquance accrue.
  • Des annonces concrètes sont attendues pour répondre aux revendications des syndicats.

« On n’avait pas du tout anticipé. Le 17 octobre n’avait pas été anticipé », a déclaré Emmanuel Macron, soulignant ainsi l’importance de reconnaître les lacunes dans la gestion de cette crise. Il a mis en lumière les « forces de l’ultragauche » qui ont joué un rôle clé dans le déclenchement des violences, affirmant que ces groupes s’étaient mobilisés dès le matin du 17 octobre de manière inattendue.

Le chef de l’État a également critiqué le déploiement des forces de police, déclarant qu’elles n’étaient pas à la hauteur des événements qui se sont produits, contrairement à la situation observée lors des manifestations du 24 octobre. Sa déclaration intervient alors que le ministre de l’Intérieur, Sébastien Lecornu, rencontre ce lundi les syndicats lycéens et étudiants pour discuter des revendications et des solutions possibles.

Macron a promis « des annonces fortes et des avancées » pour répondre aux préoccupations des manifestants et a insisté sur la nécessité d’engager des « chantiers à très court terme » pour améliorer la situation. Ce contexte de tension est exacerbé par la prévision d’une journée de mobilisation nationale le 5 novembre, que le président a qualifiée de « à risque ».

Sur la question de l’état d’urgence, Emmanuel Macron a précisé que la République et l’ordre public étaient maintenus sans le recours à cette mesure exceptionnelle, tout en reconnaissant qu’il ne s’agissait pas d’un « interdit ou d’un tabou » si la situation devait se détériorer davantage.

Les manifestations déclarées par les syndicats seront maintenues, a-t-il rassuré, mais avec des parcours modifiés pour éviter les centres-villes et protéger les commerces. Cela soulève des interrogations sur la gestion des rassemblements à venir et sur la manière dont le gouvernement prévoit d’assurer la sécurité publique.

Macron a également abordé le rôle des réseaux sociaux, les qualifiant d’« instruments de mobilisation du pire ». Selon lui, ces plateformes jouent un rôle déterminant en amplifiant les scènes de violence et en créant une fascination pour la délinquance. Il a noté que ces outils avaient été utilisés pour inciter des jeunes à se rassembler sur les lieux de violence, aggravant ainsi la situation.

En résumé, la situation actuelle soulève des inquiétudes quant à la capacité du gouvernement à gérer les tensions croissantes dans la société française. Les annonces attendues en fin de journée pourraient bien déterminer le cours des événements dans les jours à venir, alors que le pays se prépare à une nouvelle mobilisation à risque.