Dans une interview accordée à Paris Match, publiée le 29 octobre, Ghyslaine Calmels-Bock, directrice générale de la Fondation Brigitte Bardot, a abordé les conditions de vie de l’icône française dans ses dernières semaines. Elle a notamment évoqué l’état préoccupant de ses résidences, La Madrague et La Garrigue, à Saint-Tropez, alors que Brigitte Bardot a tragiquement quitté ce monde le 28 décembre 2025 à l’âge de 91 ans.
EN BREF
- Brigitte Bardot a été propriétaire de La Madrague et La Garrigue, deux résidences emblématiques.
- Des problèmes d’entretien graves ont été signalés, incluant moisissures et insalubrité.
- Ghyslaine Calmels-Bock a reconnu l’ignorance sur l’état des lieux avant la mort de Bardot.
La Madrague, acquise en 1958 et située en bord de mer, était le symbole de la jeunesse insouciante de Brigitte Bardot. La Garrigue, elle, représentait son refuge intime, un lieu où l’actrice pouvait se retirer loin des projecteurs, ayant dédié sa vie à la protection des animaux. Cependant, ces havres de paix semblent avoir souffert d’un manque d’entretien flagrant, selon les révélations de Paris Match.
Le magazine met en lumière des conditions de vie alarmantes à La Garrigue. Des moisissures ont été découvertes dans les réfrigérateurs, où étaient stockés non seulement la nourriture de Brigitte Bardot, mais aussi celle des animaux qu’elle chérissait tant. Cette situation a poussé la star à réagir avec indignation en déclarant : « C’est dégueulasse, on est chez Brigitte Bardot ici ! » lors d’une visite de son poulailler, qu’elle a trouvé envahi par les déchets.
Ghyslaine Calmels-Bock, en charge de la Fondation depuis 1994, a exprimé son désarroi face à ces révélations, expliquant qu’elle n’avait pas de connaissance directe de l’état des résidences. « C’était chez BB et c’était elle qui gérait », a-t-elle précisé. Elle a également fait savoir qu’elle ne se permettrait pas d’inspecter la maison de l’icône, respectant ainsi son espace personnel. Toutefois, la situation a pris un tournant critique lorsque Bardot a été hospitalisée. À son retour, des animaux ont dû être évacués en raison de leur état de négligence.
Les derniers jours de Brigitte Bardot à La Madrague ont été marqués par des conditions déplorables. Après une hospitalisation d’urgence pour une occlusion intestinale, elle est retournée chez elle, où elle a découvert que sa chambre était en proie à l’humidité et au froid, sans chauffage adéquat pour la réchauffer. Paris Match a rapporté que « les murs de sa chambre suintent, des racines s’infiltrent dans le plafond » et que l’isolement était devenu insupportable.
Dans ce contexte critique, Bernard d’Ormale, son compagnon, a été pointé du doigt lorsqu’il a refusé l’accès à une infirmière venue pour administrer des soins. Il aurait réagi avec colère, interdisant toute forme d’intervention. Cela a conduit à une tragédie, puisque le lendemain, Brigitte Bardot était décédée, entourée de ses proches, mais dans des conditions que beaucoup jugent indignes.
Ces révélations sur l’état des résidences de Brigitte Bardot soulèvent des questions sur le respect dû à une figure aussi emblématique de la culture française. Les témoignages et les images de ces lieux, autrefois symbole de joie et de créativité, contrastent fortement avec la réalité décrite par Paris Match. L’héritage de Bardot, tant sur le plan artistique que dans sa lutte pour les droits des animaux, mérite une attention respectueuse et un entretien qui reflète son statut.