À quelques heures de l’ouverture des bureaux de vote pour les élections de mi-mandat aux États-Unis, Donald Trump a opéré un revirement surprenant. Dans une déclaration publiée sur sa plateforme Truth Social lundi 2 novembre, il a affirmé qu’un accord avec l’Iran était à portée de main. Cependant, cette annonce a été rapidement suivie par une confirmation de frappes menées contre des installations en Iran.
EN BREF
- Donald Trump annonce un potentiel accord avec l’Iran avant les élections de mi-mandat.
- Des frappes de l’armée américaine ont été confirmées contre l’île de Qeshm.
- Les discussions entre les États-Unis et l’Iran se poursuivent malgré les tensions croissantes.
Dans ses premiers commentaires, Trump a déclaré : « Les prix du pétrole tombent comme des pierres (…) parce que les gens sentent qu’il n’y aura pas de guerre avec l’Iran. » Ce discours optimiste contraste avec les actions militaires récentes. Le président a annoncé le lendemain, mardi 3 novembre, que l’armée américaine avait mené des frappes de précision contre trois installations nucléaires stratégiques en Iran.
Selon des informations relayées par le Wall Street Journal, ces frappes auraient ciblé l’île iranienne de Qeshm, située dans le détroit d’Ormuz. Les autorités américaines cherchent à garder ces opérations discrètes pour ne pas éveiller les craintes d’une escalade militaire majeure. L’agence de presse officielle iranienne, Irna, a rapporté que des explosions avaient été entendues sur l’île, corroborées par des témoignages de résidents ayant observé des avions dans le ciel.
Ce développement militaire survient alors que Donald Trump avait exprimé, au cours du week-end précédent, sa volonté de donner un « coup de massue » à l’Iran, soulignant qu’il était encore nécessaire de « s’occuper » de quelques sites nucléaires iraniens. La Maison Blanche, tout en affichant une certaine confiance, a vu ces frappes contrecarrer son discours sur les négociations avec Téhéran.
Le vice-président américain, JD Vance, a également partagé son optimisme quant aux discussions avec l’Iran, sans pour autant donner de calendrier précis. « Ils tiennent absolument à conclure un accord », a déclaré Trump lors d’une intervention sur Fox News avant les élections, renforçant l’idée d’une volonté de dialogue.
Tôt ce mardi matin, le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a affirmé que la balle était désormais dans le camp de Washington pour « éviter la guerre ». Il a souligné que la République islamique d’Iran était prête au combat, tout en insistant sur l’importance de parvenir à un accord.
Les positions semblent encore éloignées, mais les consultations entre les deux parties sont désormais décrites comme « intenses ». L’Iran a proposé de rouvrir le détroit d’Ormuz, essentiel pour le transit pétrolier, en deux jours au lieu des sept jours initialement prévus, tout en maintenant des conditions strictes que Trump avait rejetées précédemment.
Les médiations, notamment celles du Qatar, se sont intensifiées pour éviter une répétition des bombardements qui avaient eu lieu cet été. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a souligné le rôle crucial de ces discussions pour relancer les négociations, essentielles dans un climat international déjà tendu par le conflit en cours.
Dans un contexte où les marchés pétroliers réagissent à ces événements, le prix du baril de Brent a chuté de 7,64 % à 104,77 dollars, un recul notable par rapport aux 70 dollars avant le début des hostilités. Ce développement économique souligne la portée des enjeux diplomatiques et militaires entre les États-Unis et l’Iran.
La situation reste délicate et complexe, illustrant les défis auxquels font face les États-Unis dans leur politique étrangère, alors que les élections de mi-mandat approchent et que les attentes de l’opinion publique concernant la stabilité internationale sont en hausse.