Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2026, un vol audacieux a eu lieu au parc Exotic Park, situé à Lescar dans les Pyrénées-Atlantiques. Treize singes, dont des espèces menacées, ont disparu du zoo, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité des animaux et à l’ampleur du trafic d’animaux sauvages.
EN BREF
- Treize singes, dont des tamarins, ont été volés dans un zoo de Lescar.
- Trois suspects interpellés, onze animaux retrouvés en bonne santé.
- Enquête en cours sur un réseau de trafic d’animaux non identifié.
Le vol a été orchestré avec soin, les cambrioleurs ont forcé des portes et brisé des fenêtres pour accéder aux animaux. Le directeur du parc, Guillaume Darzacq, a exprimé sa colère et son inquiétude : « C’est une petite fortune sur le marché noir », a-t-il déclaré, soulignant la valeur de ces animaux capables de se reproduire.
Le parc Exotic Park, qui sert de refuge à des animaux maltraités ou issus de trafics, abrite environ 300 animaux. Ce vol soulève des questions tant sur la sécurité des établissements que sur la possibilité d’un trafic organisé. Le fait que les animaux aient été rapidement proposés à la vente sur les réseaux sociaux indique une organisation bien rodée.
Les gendarmes de la Section de Recherches de Pau, avec l’appui de l’Office français de la biodiversité, ont rapidement identifié deux suspects, dont l’identité n’a pas été révélée. Ces derniers auraient effectué des repérages au zoo peu avant le vol. Le parquet de Bayonne a pris en charge l’affaire, qualifiant le vol d’« en bande organisée », ce qui laisse entendre que les investigations pourraient s’étendre au-delà des trois personnes actuellement mises en examen.
Le 29 octobre, les forces de l’ordre ont interpellé deux hommes et la compagne de l’un d’eux à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées. Au cours de l’opération, les enquêteurs ont retrouvé onze singes en bonne santé, ainsi que des sommes d’argent et des armes non déclarées, ce qui complique davantage la situation judiciaire des suspects.
En effet, les poursuites engagent des accusations sérieuses, incluant la détention et la cession non autorisées d’espèces non domestiques, ainsi que le vol et le recel en bande organisée. Deux suspects ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième est sous contrôle judiciaire. Tous bénéficient de la présomption d’innocence.
Un quatorzième singe, initialement porté disparu, a été retrouvé dans le parc peu après le vol. Cependant, deux animaux restent introuvables, et les recherches se poursuivent activement. Cette situation met en lumière les dangers que courent ces espèces, déjà menacées par le trafic illégal.
Le parc Exotic Park a également souligné l’efficacité de ses dispositifs de sécurité : alarmes, vidéosurveillance et personnel présent la nuit ont permis de remonter rapidement à l’identité des voleurs. Cela soulève la question de la sécurité dans les parcs animaliers français, surtout après des incidents récents mettant en cause la sécurité des visiteurs.
Malgré ces événements tragiques, le parc espère que les singes récupérés pourront retourner auprès de leurs familles. Toutefois, la lutte contre le trafic d’espèces menacées reste un enjeu crucial. Des saisies récentes, comme plus de 10 000 ailerons de requin au Pérou, rappellent l’ampleur de ce phénomène à l’échelle mondiale.
Alors qu’une enquête se poursuit, la communauté reste vigilante face à la menace du trafic d’animaux sauvages, et les autorités poursuivent leurs efforts pour démanteler les réseaux impliqués. Ce vol tragique est un rappel des défis auxquels sont confrontés les refuges et les zoos dans leur mission de protection des espèces menacées.