À moins de six mois du premier tour de l’élection présidentielle, le duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen semble se confirmer. Un sondage réalisé par l’Ifop pour LCI, publié ce mardi 3 novembre 2026, révèle que les deux candidats se démarquent nettement de leurs concurrents. Pendant ce temps, Raphaël Glucksmann connaît une chute significative dans les intentions de vote.
EN BREF
- Jean-Luc Mélenchon devance ses concurrents pour le second tour, avec 17,5 à 18 % des voix.
- Marine Le Pen reste en tête des sondages avec 35 à 37 % des intentions de vote.
- Raphaël Glucksmann subit une forte baisse, oscillant entre 10 et 13 % des voix.
Ce sondage révèle que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France insoumise, est désormais en position de force pour accéder au second tour. Avec des intentions de vote variant entre 17,5 et 18 %, il parvient à creuser l’écart avec ses principaux rivaux. Édouard Philippe, ancien Premier ministre, est crédité de 15 %, tandis que Raphaël Glucksmann semble perdre du terrain, naviguant entre 10 et 13 %.
Ce retournement de situation est particulièrement marquant pour Raphaël Glucksmann, qui avait connu une meilleure dynamique lors de la précédente vague de sondages, mi-octobre, où il oscillait entre 12 et 16 % des intentions de vote. Son déclin apparent pourrait avoir des répercussions sur la stratégie de la gauche dans son ensemble.
Un paysage politique en mutation
Marine Le Pen, candidate du Rassemblement national, demeure inébranlable en tête des sondages, avec des résultats oscillant entre 35 et 37 %. Son ascension continue de susciter des interrogations quant à la dynamique du second tour présidentiel. Le positionnement de Jean-Luc Mélenchon comme le principal challenger pourrait redessiner le paysage politique français.
Par ailleurs, David Lisnard, maire de Cannes, connaît une dynamique positive dans les sondages. Il dépasse désormais Bruno Retailleau, le candidat des Républicains, de 2,5 à 3 points selon les scénarios envisagés. En test unique, Lisnard est crédité de 9 % des suffrages, une performance qui pourrait influencer les stratégies des partis traditionnels.
Du côté de la gauche, les autres candidats comme Marine Tondelier et Fabien Roussel sont testés à des niveaux beaucoup plus bas, avec des intentions de vote respectives de 3 à 3,5 % pour Tondelier et de 1,5 à 2 % pour Roussel. Ces résultats témoignent d’un climat politique tendu et d’un besoin urgent d’unité au sein de la gauche.
Il convient de rappeler que les sondages, bien qu’utiles pour appréhender l’état de l’opinion publique, ne peuvent être considérés comme une prédiction définitive des résultats électoraux. Cette enquête, réalisée entre le 27 et le 29 octobre, a été menée auprès d’un échantillon de 1 650 personnes, représentatif de la population française de plus de 18 ans. La marge d’erreur est estimée entre 1,1 et 2,5 points.
En définitive, ce sondage rebat les cartes pour Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe, tout en laissant présager une compétition intense pour le second tour de l’élection présidentielle. L’évolution des intentions de vote dans les mois à venir sera cruciale pour déterminer les candidats qui parviendront à se démarquer dans ce contexte politique en pleine mutation.